La contribution aux besoins en énergie est, à n’en pas douter, un bon créneau pour impliquer davantage les femmes dans le développement durable.
Au Sénégal où elles constituent 52 à 53 % de la population totale, cette frange la plus pauvre doit se dépenser physiquement pour la recherche de l’eau, du bois, les travaux agricoles, entre autres. Cette problématique a fait l’objet d’un atelier organisé par le réseau national Genre-énergie et le projet drynet, en étroite collaboration avec la Fongs, les associations féminines, les organisations communautaires de base et des journalistes. A cette occasion, les médias ont été mis au parfum des concepts Genre-Energie-, Energie- Environnement-Développement et Genre-Pauvreté.
Aujourd’hui, force est de reconnaître que l’avancée du désert préoccupe les autorités. D’ailleurs, c’est pour endiguer le mal que le programme Genre-Energie mis en place par Enda Tiers Monde mène une réflexion approfondie en vue d’intégrer ces questions dans les politiques de développement et de renforcer les capacités des femmes en matière d’environnement. Pour Mme Yacine Diagne Guèye responsable à Enda Tiers Monde et point focal du réseau genre-énergie, les femmes n’ont pas accès à certaines facilités. Il s’agira donc en plus de les aider dans la transformation des produits pour des revenus substantiels et réduire la pauvreté qui sévit dans les familles, notamment rurales.
S’agissant de la deuxième thématique, à savoir, le programme Drynet, son responsable Emmanuel Seck, a dans un communiqué bien détaillé, indiqué qu’il s’agit d’une initiative de la société civile du Nord et du Sud, avec des Ong partenaires afin « d’assister les pays en voies de développement dans leurs efforts d’intégration de la dimension environnementale » Donc, le projet Drynet vise essentiellement la corrélation entre l’environnement et la pauvreté dans les terres arides. Pour Emmanuel Seck, il faut conscientiser les populations sur les exigences liées à la gestion durable des terres arides et des stratégies définies dans ce domaine. Après une intervention fort remarquée de Mme Abibatou Ndiaye présidente nationale de la Fafs et de Ibrahima Papa Thiao de la Fongs, la parole fut donnée aux représentants d’organes de presse qui ont pris l’engagement de jouer leur partition auprès des populations.
ABDOURAHMANE SARR GONZALES |