Le développement rapide de la téléphonie mobile au Sénégal a causé d’énormes problèmes aux gérants de télé-centres. Pour éviter à ces télé-centres une disparition programmée de l’espace des télécommunications, le président de l’Union nationale des télé-centres et télé-services du Sénégal (Unetts), M. Bassirou Cissé, à invité l’Etat à mettre en place un cadre réglementaire adapté au contexte.
Il faut un produit de substitution à la mutation du fixe vers le mobile pour éviter aux télé-centres une disparition programmée de l’espace des télécommunications au Sénégal. C’est l’avis du président de l’Union nationale des télé-centres et télé-services du Sénégal (Unetts), M. Bassirou Cissé qui était en conférence de presse.
Pour ce dernier, la mutation du fixe vers le mobile a entraîné un certain nombre de problèmes liés, entre autres, au manque de réglementation du secteur et à l’absence d’un cahier de charges qui puisse régir l’exploitation des télé-centres au Sénégal.
Il aurait fallu dans la politique de modernisation du secteur des télécommunications, initiée par l’Etat et les opérateurs, préparer les télé-centres à accueillir les nouveaux produits modernes, a précisé M. Seck de l’Unetts.
Il a estimé que ces télé-centres doivent être dotés actuellement de tous les services modernes, dont le mobile et internet pour faire face aux difficultés auxquelles ils sont confrontés.
L’opérateur s’est surtout intéressé, dans cette modernisation, à l’aspect commercial plutôt qu’à l’aspect social, ont pensé les responsables de l’Unetts.
Le secteur, a-t-il souligné, est confronté manque de cadre réglementaire et à l’absence d’un cahier de charge dans lequel les droits des opérateurs, des consommateurs, ainsi que ceux des prestataires de services doivent être pris en compte.
Un rapport annuel de l’Unetts, diffusé au cours de cette conférence de presse, souligne l’importance de ce secteur dans l’économie nationale.
En effet, note ce rapport, depuis 1992, date de leur création, les télé-centres ont, pour l’année 2006, enregistré 24 000 lignes de téléphones sur toute l’étendue du territoire national, créé 30 000 emplois dans le secteur et porté le chiffre d’affaires de la Sonatel à 33 %. Rien qu’en 2005, ce chiffre d’affaires a dépassé 50 milliards de F Cfa.
Le secteur a, depuis sa création, enregistré 18 500 télé-centres répartis dans tout le Sénégal, 7,5 milliards F Cfa de Tva payés régulièrement à l’Etat sénégalais et porté le taux de pénétration du téléphone de 7,5 % en 1992 à 85 %, en 2005, faisant du Sénégal le premier pays émergent dans le secteur des télé-centres en Afrique de l’Ouest.
MAMADOU SY |