Une mission de la CEDEAO qui a démarré par notre pays se rendra dans tous les Etats membres, pour identifier et évaluer les projets. Dans ce cadre, le directeur de l’intégration économique a annoncé la mise d’une structure chargée de conduire le processus d’élaboration.
Mamadou Makhtar Guèye, directeur de l’intégration économique africaine a indiqué hier, au cours d’un point de presse que “ le Sénégal a mis en place une structure chargée de conduire le processus d’élaboration de projets en agriculture qui devront être proposés à la conférence des chefs d’Etat africains, en vue de la mise en œuvre de la politique agricole commune de la CEDEAO. Il a fait cette déclaration lors du point de presse qu’il animait avec Ousseini Salifou, le commissaire en charge de l’agriculture, de l’environnement et des ressources en eau de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO), qui séjourne dans notre pays dans le cadre de la mise dudit projet. La structure consiste, a expliqué M. Guèye, en une “ équipe nationale de techniciens du ministère de l’Agriculture, notamment de la Direction de l’analyse, de la prévision et de la statistique (DAPS), et de consultants, laquelle est administrée par la DAPS et pilotée par le ministère de l’Intégration africaine. La cellule a pour tâche, précise M. Guèye, d’identifier l’ensemble des projets agricoles du Sénégal depuis les indépendances, d’étudier leurs faiblesses, et de définir sur cette base un portefeuille de projets bancables. Il est d’avis que l’agriculture est le moteur du développement et l’espace CEDEAO ne saurait lutter efficacement contre la pauvreté et l’insécurité alimentaire sans avoir au préalable mis en place une bonne politique agricole. “ Ces projets en agriculture, une fois validés à l’issue d’une réunion, feront l’objet d’un pacte national lors d’une table ronde, avant d’être soumis aux chefs d’Etat dans le cadre de la politique agricole commune (ECOWAP) ”, indique M. Guèye, en ajoutant que les chefs d’Etat se chargeront, à leur tour, de rencontrer les bailleurs de fonds pour leur financement. Toutefois, précise le directeur de l’intégration économique africaine, “ l’Etat concerné doit indiquer à quelle hauteur pourra s’élever sa contribution à la réalisation des projets ”. En effet, lors d’une rencontre à Maputo, un engagement de 10 % de leur budget national avait été proposé. Même si le commissaire en charge de l’agriculture, de l’environnement et des ressources en eau de la CEDEAO a relevé que ce n’est pas tous les pays qui peuvent respecter cet engagement et également au même moment d’autres pays ont dépassé ce pourcentage.
La mise en œuvre de cette politique agricole commune découle des instructions données par les chefs d’Etat, en janvier 2006, à Niamey pour la mise en œuvre immédiate des projets ECOWAP et du PDDA, volet agricole du Nouveau partenariat pour le développement de l’Afrique (NEPAD).
Cependant, depuis cette date dit M. Ousseini Salifou “ peu de choses ont été faites, pour ne pas dire rien ”. Il n’a pas manqué de poser le problème des moyens qui, à son avis, retarde les choses. Mais il espère que dès cet obstacle sera levé, les pays vont organiser leur table ronde d’ici le premier trimestre 2008. “ S’il le faut, un sommet extraordinaire sera convoqué pour présenter les résultats des tables rondes des différents pays ”, a-t-il ajouté.
La mission de la CEDEAO qui a démarré au Sénégal se rendra dans tous les Etats membres, pour identifier et évaluer les projets.
Mamadou Guèye |