Le 14 mars dernier, des émeutes violentes incluant coups, saccages, pillage et incendies ont éclaté à Lhassa, chef-lieu de la région autonome chinoise du Tibet, 18 civils innocents, dont un nourrisson de moins de 12 mois, ont trouvé la mort, brûlés vifs ou abattus à coup de machettes. Des médiats occidentaux ont joué un rôle déshonorant en déformant les faits dans le reportage des émeutes à Lhassa.
Récemment, un magazine hebdomadaire sénégalais a aussi publié des articles sur le dossier. Pleins d’erreurs de connaissance et de fausses informations, ces articles traduisent l’ignorance et les préjugés des auteurs et risquent d’égarer les lecteurs, ce qui nous oblige à faire le présent éclairage.
Le Tibet, qui se trouve dans le sud-ouest de la Chine, est une région autonome chinoise. Il a une superficie de 1.202.230 km2, soit environ un huitième du territoire nationale de la Chine. Le nombre des habitants au Tibet est de 2.800.000, dont 92% environ sont Tibétains.
La localité du Tibet fait partie intégrante de la Chine depuis le 13e siècle où le pouvoir central des dynasties féodales chinoises a commencé à y installer des organes administratifs et envoyé des fonctionnaires. Le Dalai Lama n’était au début que chef religieux du Tibet. C’est à partir du 5e Dalai Lama au milieu du 17e siècle, que le gouvernement central chinois a commencé à nommer le Dalai Lama comme administrateur du plus haut échelon du Tibet. Et depuis le 18e siècle, le choix du nouveau Dalai Lama doit être ratifié par le gouvernement central selon des critères et processus définis. En 1949, la Chine dirigée par Mao Zedong a réussi à chasser les forces impérialistes occidentales et à fonder la République. En mai 1951, le gouvernement central chinois et le gouvernement local du Tibet ont signé un accord en 17 points sur la libération pacifique de la région convoitée alors par certains pays occidentaux. Ces derniers ont créé le faux thème de l’ « indépendance du Tibet » pour s’opposer à la nouvelle Chine. A nos jours, aucun État dans le monde ne remet en cause l’appartenance du Tibet à la Chine.
Dans le monde occidental, on croit que le Dalai Lama est un homme religieux pacifique. Les médiats occidentaux le décrivent même comme défenseur des droits de l’Homme. Mais en réalité, il n’est qu’un moine politicien qui, avec l’appui des forces étrangères anti-chinoises, se livre depuis longtemps à des activités visant la sécession de la Chine.
Avant 1959, le système atroce de servage féodal caractérisé par l’union du pouvoir et de la religion a été pratiqué au Tibet. C’est un système mille fois pire que le système appliqué en Europe au Moyen-Age. Les serfs et esclaves, qui représentaient 95Åì de la population tibétaine, sans aucun droit ni liberté, n’étaient que les avoirs et les bêtes de leur propriétaire qui avaient droit de vie et de mort sur eux.
L’actuel Dalai Lama, le plus grand propriétaire de serfs au Tibet, était le principal acteur du crime contre les droits et la liberté de l’Homme. Hostile à la réforme démocratique abolissant le système de servage féodal, il a lancé une rébellion armée le 10 mars 1959 et s’est enfui à l’étranger après la défaite. Avec les soutiens matériels et financiers des forces occidentales anti-chinoises, le Dalai Lama continuait à mener des activités armées visant la subversion du Tibet et la sécession de la Chine.
Ses activités subversives armées n’ayant pas abouti, d’autant plus que ce genre de rébellion par la force est devenu de moins en moins populaire avec les évolutions de la situation internationale, le Dalai Lama a donc commencé depuis le milieu des années 90 du siècle dernier à changer de cap en préconisant qu’il ne cherchait pas l’ « indépendance du Tibet » et voulait mener des « négociations pacifiques » avec le gouvernement central chinois, ce qui a trompé pas mal de gens.
En réalité, le Dalai Lama n’a en rien renoncé à sa position de l’ « indépendance du Tibet », ni fait preuve de sincérité pour des « négociations pacifiques ». En disant renoncer à l’ « indépendance du Tibet », il réclame l’annulation du système d’autonomie régionale des ethnies minoritaires actuellement mis en place, la création d’une « grande région tibétaine » dont la superficie est beaucoup plus grande que le Tibet actuel et qui n’a jamais existé dans l’histoire, tout en exigeant le départ de tous les habitants non-tibétains de cette zone et le retrait de l’armée chinoise du Tibet. Cette demande, qui relève purement et simplement du racisme, vise à créer en Chine un « pays dans le pays » et à réaliser une indépendance du Tibet qui ne dit pas son nom. Il réclame haut et fort des « négociations pacifiques », tandis qu’en secret, il exhorte ses partisans à se livrer à des activités terroristes et violentes.
Le frère du Dalai Lama a dit en public que « seule la force peut sortir les Chinois du Tibet » et que « les activités terroristes peuvent obtenir un grand effet avec un moindre coût ». De ce fait, ils ont organisé des « stages de formation sur les techniques d’explosion » et des « camps pour la libération du Tibet » en disant que 450 éléments principaux ont été formés.
En fait, derrière les violences du 14 mars dernier, se cache la clique du Dalai Lama, longtemps exilée à l’étranger et qui a minutieusement prémédité, fomenté et organisé les émeutes. Avant les actes criminels violents perpétrés à Lhassa, cinq organisations attachées à la clique du Dalai Lama, dont le « congrès des jeunes tibétains » ont officiellement déclaré la mise en oeuvre du « grand soulèvement du peuple tibétain ».
Après l’événement de sabotage à Lhassa, la clique du Dalai Lama a tenu des réunions d’urgence et discuté sur l’élargissement des « fruits de la révolution ». Elle a préconisé que « ces actes ne sont que des préludes pour les activités rebelles de cette année » et a décidé de mobiliser des capitaux en vue de « fournir des appuis financiers suffisants pour un combat final avec le gouvernement chinois ».
Récemment, les autorités chinoises de la sécurité publique ont trouvé dans des chambres de lamas dans des temples au Tibet une grande quantité d’armes offensives suspectées d’être utilisées dans les émeutes, soit 178 armes à feu, 13.013 balles, 359 sabres, 3.504 kg de dynamite, 19.360 détonateurs et deux grenades à main.
La clique du Dalai Lama, qui proclame urbi et orbi « une centaine de morts » a rendu publique, il y a quelques jours, une liste de 40 « victimes ». Mais seulement 5 noms dans cette liste sont assortis d’une adresse précise de résidence et les 18 civils morts n’y sont pas inclus. D’après l’enquête de la Police de Lhassa, les personnes qui portent ces 5 noms habitent à Lhassa et restent vivantes, saines et sauves.
La clique du Dalai Lama veut faire de cette liste une preuve de la « répression des manifestants pacifiques » par le gouvernement chinois. Mais elle fait boomerang. En réalité, la force chinoise de sécurité publique a fait preuve de la plus grande retenue et n’a utilisé aucune arme meurtrière au cours de ses opérations visant à arrêter les violences et à rétablir l’ordre social. Ce qui explique justement les 242 morts ou blessés dans les rangs des forces de l’ordre, dont un mort et 23 blessés graves.
Le Dalai Lama prétend qu’il n’est pas contre les Jeux Olympiques de Beijing. Mais son dessein inavoué est d’inciter le monde entier à les boycotter pour faire aboutir son complot qu’est l’indépendance du Tibet. Les activités de perturbation menées par des séparatistes tibétains lors de l’allumage de la flamme des JO et du relais de la torche en Angleterre et en France et les paroles prononcées par certains politiciens occidentaux sur le boycott des JO après les émeutes à Lhassa l’ont bien illustré.
Le gouvernement chinois, opposé à toute politisation des Jeux olympiques de Beijing, ne permettra pas à la clique du Dalai Lama de prendre les JO en otage. Il organisera avec succès ces grands évènements sportifs pour tous les peuples du monde !
Son Excellence Lu SHAYE Ambassadeur de Chine au Sénégal
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