(TUNIS - Envoyé Spécial) - La capitale tunisienne abrite, à partir de ce matin, et pour 48 heures, un symposium international sur « Les technologies de l’information et de la communication (Tic) au service de l’éducation ». Près de 200 participants des pays membres de l’Organisation internationale de la Francophonie (Oif), une dizaine de ministres de l’Education et des experts prendront part aux travaux de Tunis, ville fin prête pour recevoir les hôtes.
Cette rencontre qui sera ouverte par le Premier ministre tunisien et le Secrétaire général de l’Oif, le président Abdou Diouf, entre dans la continuité du Sommet mondial sur la société de l’information (Smsi) dont la seconde phase a eu lieu, ici, il y a à peine 3 ans.
Par la suite, le Sommet des chefs d’État ayant le français en partage, qui s’est tenu à Bucarest, en septembre 2006, avait insisté sur « le rôle des technologies de l’information et de la communication dans l’enseignement ».
Constatant que la Société de l’information basée sur une révolution technologique non encore accomplie pourrait engendrer de fait une nouvelle économie fragile, de nouvelles formes d’exclusion, et encore plus d’inégalités que la société consumériste dont elle brigue la succession, la Francophonie s’est résolument engagée dans un vaste plan d’action, mobilisant acteurs gouvernementaux, experts universitaires dans la construction d’une société des savoirs partagés, souligne-t-on du côté de l’organisation.
Il subsiste de nombreux défis à relever et de nombreuses opportunités à saisir en Francophonie, notamment dans les pays d’Afrique. L’usage bien compris des Tic peut être un facteur important de libération des énergies et de promotion de l’activité intellectuelle au service du développement économique et de l’accroissement de la compétitivité des zones les moins favorisées. Il faut dire que dans le prolongement du Sommet mondial qu’elle a initié et dont elle a organisé la seconde phase, la Tunisie, pays hôte du symposium, a entamé une réflexion très avancée sur le rôle de ces technologies dont elle a fait un élément de sa stratégie pour la décennie à venir. Des efforts considérables ont été consentis dans le domaine des Tic durant ces dernières années, si bien que ce secteur a fortement contribué à la croissance économique nationale, indique-t-on. C’est la Tunisie qui, à l’occasion du Sommet de Bucarest, avait proposé la tenue de ce symposium placé sous le haut patronage de Son Excellence Zine El Abidine Ben Ali, président de la République tunisienne.
Le symposium a bénéficié du soutien de la 23e Conférence ministérielle de la Francophonie à Vientiane, au Laos, en novembre 2007. Il se fixe un triple objectif. D’abord, établir un état des lieux et des bonnes pratiques en matière d’utilisation des Tic pour l’éducation au sein des différents pays de la Francophonie. Ensuite, de définir les contours d’une stratégie francophone pour la décennie à venir pour l’atteinte des objectifs du millénaire dans le domaine de l’éducation et, enfin, de proposer un plan d’action à partir des recommandations des différents Sommets et des bonnes pratiques existantes.
Abdoulaye THIAM |