Le programme d’éducation à la paix est probant en Casamance. Notamment dans les collèges. Les résultats de sa 2e phase, en cours d’exécution, sont pour l’instant satisfaisants.
Selon l’évaluation qui en a été faite, vendredi dernier à Ziguinchor, au cours d’un atelier régional présidé par le directeur de l’Enseignement moyen, secondaire et général, Alexandre Mbaye Diop, la première année est concluante. Les enseignements ont été dispensés à 95 % en moyenne dans les régions de Ziguinchor et de Kolda. Ils l’ont été à 100 % dans certains établissements comme à Oussouye. Les principaux et professeurs y ont été d’un grand apport, ainsi que les Ong et associations partenaires qui ont aidé à vulgariser le programme dans les communautés, en organisant « correctement » les mobilisations sociales, avec les parents d’élèves. Les radios communautaires et privées ont contribué également à la mise en œuvre du programme. Elles ont relayé tous les événements relatifs audit programme et prolongé les enseignements par des émissions hebdomadaires.
Egalement, les points focaux ont assuré « avec professionnalisme » le suivi régulier des apprentissages ainsi que le comité scientifique. Ainsi, l’impact du programme dans l’espace scolaire a été bien apprécié. Les inspecteurs d’Académie des deux régions l’ont magnifié. C’est ainsi que l’atelier d’évaluation a souhaité que le programme soit élargi à toute la Casamance et plus tard, à tout le Sénégal. « Pour préparer les jeunes (avenir de la nation) à avoir des attitudes et comportements de non violence », a indiqué le directeur de World education, Abdou Sarr. Par ailleurs, il est recommandé de réfléchir sur une méthodologie d’évaluation, sur l’impact du programme sur l’enfant lui-même, son comportement et son attitude.
Signalons que le programme d’éducation à la paix est financé par l’Usaid et conduit par World education, en collaboration avec le ministère de l’Education et des Ong partenaires. Il a démarré en 2005. Sa 1 ère phase, qui a duré un an et demi, est fini le 31 décembre 2007. La 2e phase, qui va durer 2 ans (2008-2009), se déroule correctement dans 80 collèges des régions de Ziguinchor et de Kolda.
Moussa SADIO |