Le Parti socialiste (Ps, opposition), réuni hier en Bureau politique, a dénoncé la hausse de 6% sur le prix de l’électricité, annoncée par la Senelec, laquelle entre en vigueur ce mois d’août. « Cette hausse risque de plomber la consommation des ménages et la productivité des entreprises qui ont échappé jusqu’ici à la liquidation programmée des secteurs vitaux de notre économie », commente le Parti socialiste, à l’issue de sa réunion d’hier.
Ousmane Tanor Dieng, le Secrétaire général du Ps et ses camarades pensent que, malgré « les 350 milliards Cfa engloutis en 8 ans dans des investissements fumeux, la Senelec se trouve dans une banqueroute qu’illustrent ses difficultés actuelles à s’approvisionner en combustibles et donc à assurer la fourniture correcte en électricité, avec pour seule perspective le flou total sur le délai nécessaire à une reprise normale de l’exploitation ».
La situation de l’hôpital Aristide Le Dantec est « encore plus grave », selon le Ps. Cette formation politique considère que « la situation de l’hôpital participe d’une manœuvre des autorités pour remettre au goût du jour le vieux projet de délocalisation du site afin de l’intégrer dans le lot des assiettes foncières à aliéner par des transactions occultes au profit du capital étranger ».
Ousmane Tanor Dieng et ses camarades se disent conscients que, « de toute évidence, cette situation appelle une thérapie de choc pour sauver d’une mort programmée les structures de Santé dont certaines, en plus d’accueillir quotidiennement des milliers de patients, ont une vocation de formation et de recherche pour les étudiants en Médecine ».
Par ailleurs, le Parti socialiste analyse l’initiative parlementaire sur la question des loyers « comme une esbroufe de députés, laquelle aurait pu trouver quelque crédit si elle avait été orientée vers les causes réelles du renchérissement du coût des loyers, qui ont rendu largement obsolètes la réglementation en cette matière ».
Enfin, le Parti socialiste s’interroge sur l’absence de réaction du gouvernement depuis la baisse, « voici plusieurs semaines, des cours mondiaux du baril du pétrole, passés de 147 à moins de 120 dollars », alors que « de façon systématique, ces prix sont réajustés en cas de hausse du prix du baril du pétrole ».
C’est la raison pour laquelle, le Ps exige du gouvernement qu’il mette fin « à son entreprise de spoliation des consommateurs, en procédant à la baisse significative des prix à la pompe du carburant ».
S. M. |