Contre la recrudescence des inondations, le Front populaire ne semble pas partager la solution par la restructuration des quartiers touchés. Son leader Bacar Dia prône plutôt une montée en puissance du Plan « Jaxaay ».
« Ce qu’il faut aujourd’hui, c’est une montée en puissance du Plan Jaxaay, une montée en puissance de la matérialisation du slogan, une famille, un toit », a déclaré le Dr Bacar Dia, Secrétaire général du Front populaire. Il réagissait sur les inondations dans la banlieue dakaroise.
« Qu’on soit d’accord ou pas avec le président de la République, on doit reconnaître que c’est pour la première fois dans l’histoire du Sénégal qu’une solution structurante est trouvée », a souligné le Dr Dia qui rejette les critiques formulées par l’opposition sur le plan « Jaxaay » lancé en 2005 par le président de la République pour construire 3.000 logements au profit des sinistrés.
Le plan « Jaxaay » est un des plans structurants les plus importants de notre génération, a insisté le Dr Dia, qui ajoute que les inondations ne datent pas de 2000.
« Lorsqu’on me dit qu’Ousmane Tanor Dieng et ses alliés étaient partis visiter la banlieue, j’ai dit qu’ils avaient mille occasions de visiter la banlieue », affirme-t-il. Et Bacar Dia de poursuivre : « le pouvoir socialiste a laissé les populations vivre dans des cuvettes. Le premier acte de Tanor et ses alliés auraient été d’accepter qu’ils ont commis une erreur historique ».
Bacar Dia, qui est par ailleurs ministre des Sports, fait remarquer que le président Wade, dès son retour de voyage, est allé directement rendre visite aux populations de la banlieue. Il a ensuite évalué les mesures qui ont été prises et a dégagé des perspectives, selon le ministre qui indique que le chef de l’Etat ne s’arrêtera pas en si bon chemin. Le Conseil présidentiel sur l’assainissement tenu la semaine dernière en est une illustration éloquente, à son avis.
Il a fait savoir que sa formation politique n’est pas prenante pour des restructurations. « Nous pensons au sein du parti qu’il faut une solution radicale. Quid à transformer les zones inondées en lacs artificiels comme l’a dit le président de la République. On ne peut pas continuer à parler d’inondations. Il faut rompre avec ce cercle vicieux. Il y a assez d’espaces dans ce pays où des maisons sociales peuvent être construites », martèle-t-il.
Bacar Dia exprimait en marge d’un « Ndogu » organisé par la direction de son parti à son siège à la Cité Keur Khadim. Des responsables de sa formation politique de la région de Dakar, ainsi que d’autres militants ont pris part à ce rassemblement qui a été, selon lui, l’occasion pour eux, de faire « une évaluation des activités et dégager des perspectives nouvelles pour les jours à venir ».
Une journée nationale pour aller à la rencontre des militants afin de discuter de questions concernant les intérêts du Sénégal a été annoncée.
Babacar DIONE |