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Spécial Magal 2010 : Touba,le chemin vers Dieu
Touba,à trois jours du Magal,fëte commèmorant le départ ,pour l’exil de Cheikh Ahmadou Bamba.La capitale du mouridisme est dans une ambiance indescriptible .Leur foi en bandouliére,des fidéles ont dejà avalé plusieurs kilométres pour rallier cette cité que Khadimou Rassoul a fait sortir de terre,que ses héritiers ont réussi transformer en ville de lumiéres qui a fini de fasciner et attirer les populations au point de faire dire aux démographes que l’une des saintes localités du Baol est entrain de devenir la deuxième grande ville du Sénégal,après Dakar la capitale.
 
RENTRÉE ACADEMIQUE 2009 - Quelles filières pour quels diplômes : ENSEIGNEMENT SUPÉRIEUR PRIVE , Un developpement fulgurant
En moins d’une quinzaine d’années, l’enseignement supérieur privé a connu une croissance fulgurante. Il participe activement ainsi à la diversification de l’offre de formation dans le supérieur.
 
LUTTE COUTRE LE PALUDISME - le fléau recule à grand pas : de 1500 000 cas en 2006 à 275 000 en 2008 - Une stratégie salutaire et de haute portée éthique
Le Programme de lutte contre le paludisme (Pnlp) a pris la ferme option d’offrir des soins aux populations des zones enclavées. Le programme Prise en charge des cas de paludisme à domicile (Pecadom) est mis en place dans le souci d’améliorer l’accès aux soins dans des zones inaccessibles.
 
CARNETS DE DIOURBEL - DANS LES ESPACES DE PRODUCTION ARACHIDIERE DU BAOL : LA GRAINE FAIBLIT MAIS NE MEURT PAS

DIOURBEL, CROISSANCE RAPIDE ET ÉCONOMIE FAIBLE

De 619245 habitants en 1988 la population régionale est passée à 1 271 742 habitants (estimations en 2007) et devrait atteindre en 2015, plus 1 700 000 habitants. Soit un taux d’accroissement annuel de 3,9 %, l’un des plus élevés du pays, caractérisé par une croissance démographique rapide.

 
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T E R R O I R S
Notre supplément sur les régions du Sénégal.

MUSIQUE : Wasis Diop envoûte le public dakarois
 

Avec trois guitares, un accordéon, une batterie et un clavier, Wasis Diop et ses musiciens distillent une musique inclassable. Vendredi dernier, sur la scène de l’Institut français Léopold Sédar Senghor, ils ont fait voyager le public à travers un univers musical où se côtoient rythmes africains, mélodies occidentales et « groove » latino.

De sa voix grave et inimitable, Wasis Diop ne chante pas. Il psalmodie des mots, débite des vérités si ordinaires mais bourrées de philosophie. Il raconte la vie de tous les jours : le voyageur en quête de gîte, la femme obligée de vendre son corps pour aider ses proches, l’amour innocent des enfants, l’espoir d’une existence meilleure, les désillusions d’une vie qui s’écoule comme un fleuve tranquille... Sur scène, le jeune frère du cinéaste Djibril Diop Mambety ne joue pas à la star. On se demande même si cet homme à la taille imposante et aux lunettes qui lui donnent un air d’intello, est réellement un artiste tant son look est si ordinaire.

Chemise bleue, pantalon orange, écharpe jaune nouée autour du cou et guitare en bandoulière, il souffle sur le micro, le sourire au coin des lèvres, sans l’air d’y toucher. Parfois, il arrête de chanter et se lance dans un long discours digne d’un sage africain.

Vendredi dernier, sur la scène de l’Institut français Léopold Sédar Senghor, Wasis Diop et ses cinq musiciens ont joué des titres qui ont fait le succès de cet artiste qui, depuis les années 1970 et ses débuts dans le West African Cosmos aux côtés de Umban Ukset, poursuit une expérience musicale qui séduit un public de plus en plus nombreux. Le cercle des initiés s’agrandit et depuis son premier album « Hyènes », bande originale du film du même nom réalisé par Mambéty, il enchaîne les chansons à succès : Toxu, Digge, (un hommage à l’ancien champion de lutte sénégalaise Issa Thiaw), NOP (Ngor Ouakam Pikine), No sant... Lors de son concert de vendredi soir, il a surtout joué des chansons tirées de Judu Bek (la joie de vivre), son nouvel album sorti récemment.

Le public a ainsi eu droit à Gudi Diop, Tuti Sop, Jiné Ji (reprise d’une chanson de El Hadj Ndiaye), Kula Soxla, Anna Mou... L’accordéon tient une grande place dans la musique de Wasis Diop et imprime à ses compositions une certaine originalité, une fraîcheur. Les sonorités qu’émet cet instrument se mélangent agréablement à la voix suave du musicien sénégalais installé à Paris depuis des décennies. Une voix qui accroche de par son timbre si particulier. En écoutant chanter Wasis Diop, on a parfois l’impression d’entendre des moines bouddhistes réciter des prières dans un monastère perché au sommet des montagnes asiatiques. Un certain mysticisme se dégage de cet homme et de sa musique, une atmosphère envoûtante qui s’est emparée du nombreux public venu le voir jouer et s’amuser sur la scène de l’Institut français Lépold S. Senghor.

Même si son répertoire n’incite pas à la danse, le spectateur se surprend parfois à taper des mains ou à bouger du pied pour accompagner le tempo qui swingue bien en certains moments. Ses compositions sont plus cérébrales que physiques. Elles donnent naissance à une musique que l’on peut écouter les yeux fermés, l’esprit rempli d’une sorte de spleen euphorisant, sauf si l’on a envie de voir les facéties de l’accordéoniste assis sur sa chaise mais qui n’hésite pas à se lever pour esquisser des pas de danse. Pendant plus d’une heure trente minutes, Wasis Diop a tenu en haleine les centaines de personnes qui avaient pris d’assaut les gradins et les chaises de l’Institut français devenu du coup trop étroit. Le temps est passé trop vite. Et lorsque les six musiciens du groupe décident de mettre fin à la fête, le public a applaudi à tout rompre pour battre le rappel et les faire revenir. Et c’est reparti pour trois autres titres en guise de bonus. Ce fut assurément une belle soirée d’octobre...

Modou Mamoune FAYE

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