« Romance et violence » est un coup d’essai dans l’écriture pour Mariama Nianthio Ndiaye, coordonnatrice nationale résidente du Programme des bourses canadiennes pour l’Education et la formation en Afrique (BCEFA). Elle a présenté la semaine dernière son ouvrage qui est « un bréviaire pour un meilleur respect des droits de l’homme ».
Dans son approche littéraire, Mariama Nianthio Ndiaye pose le regard d’une femme sur une société en proie à de multiples turpitudes. Le livre « Romance et violence », publié aux éditions « Sagnanème », sur 168 pages, invite à un meilleur respect des droits de l’homme, facteur de paix et gage de développement économique.
En effet, l’île de Malaïka, très riche en ressources naturelles, agricoles et minières, entre en rébellion contre le pouvoir central. Le prétexte de ce soulèvement est lié aux questions domaniales, à la gestion du pétrole et des mines d’or, à une redistribution inégale des richesses. C’est dans ces conditions que naquit une guerre aux conséquences imprévisibles. Madina, fraîchement mariée à un jeune cadre de cette région, en fera les frais. Engagé dans ce conflit, celui-ci y laissera sa vie. Se sentant seule et trahie, Madina rumine sa souffrance surtout au moment de donner naissance à enfant qui ne connaîtra pas son père. Faisant montre d’un talent littéraire certain, « Mariama Nianthio Ndiaye a présenté la guerre dans sa face la plus hideuse, la plus négative. Dans le même temps, elle invite à une prise de conscience de la nécessité de la paix », apprécie Abdoulaye Racine Senghor, directeur des arts. Une démarche qui a fini de convaincre le professeur de lettres. « Le livre est bien écrit dans le style, notamment dans la construction des mots, des phrases, dit-il. Je suis séduit par sa capacité d’imagination, de conceptualisation des personnages ».
Cette aventure littéraire ne doit rien au hasard en ce sens que c’est à l’âge de 17 ans que Mariama Nianthio Ndiaye s’est payée sa première machine à écrire. Et c’est de là qu’elle s’est mise à coucher sur papier ses angoisses, ses doutes, mais aussi ses espoirs. « Cela me fait toujours mal de voir à la télé, dans les journaux, la guerre, que ce soit en Afrique ou ailleurs, a expliqué l’auteur de « Romance et violence ».
D’autant plus que ce sont les femmes et les enfants qui en sont les principaux victimes ». D’où ce message pour un respect des droits de l’homme. « Chaque personne a le droit de vivre comme il l’entend », lance-t-elle. Après ce premier pas vers la littérature, la jeune Mariama Nianthio Ndiaye projette de porter la plume sur l’efficacité de l’aide au développement.
El Hadji Massiga FAYE |