La fédération paysanne de Koussanar spécialisée dans la production de coton, sésame, bissap et fonio biologiques depuis 1995 a pris la résolution d’augmenter les superficies emblavées en ce qui concerne ces spéculations. Elle mène des activités au niveau des quatre arrondissements du département de Tambacounda qui portent sur des superficies de 100 hectares de fonio, 85 ha de coton, 10 ha de sésame. C’est suite à un diagnostic posé par les populations elles-mêmes que l’idée de s’investir dans la culture biologique a vu le jour, dans le double objectif de préserver l’environnement (qui était fortement dégradé) et lutter contre l’utilisation anarchique des produits chimiques (qui leur revenaient très chers ) . Selon Gallo Diallo, la porte d’entrée dans cette forme de d’agriculture fut le coton. « Les choses ont été facilitées par l’appui d’Enda-Pronat qui a été à nos côtés depuis 1995 jusqu’à nos jours. Nous sommes ensuite passés à la diversification des cultures à cause des rotations qui s’imposent. La technique a donc réglé la question des cultures de subsistance et a débouché sur la création des banques céréalières, grâce à nos partenaires d’Enda-Pronat qui a pris en charge les aspects, de l’organisation, du financement, de la formation des acteurs à la base, la lutte contre le travail des enfants, la scolarisation des filles etc. Aujourd’hui nous avons atteint la phase de transformation artisanale du coton par les groupements de femmes de la fédération » a noté M. Diallo qui a par ailleurs tenu à signaler qu’ils engrangent maintenant des revenus additionnels fort consistants grâce à Mme Mariam Sow responsable de la structure.
Selon le responsable de la fédération paysanne de Koussanar, une Ong ( Orange Bleue ) avait aidé à la commercialisation du coton biologique, mais les producteurs « sont libres et indépendants et ne sont liés à personne par quelque forme de contrat que ce soit » a-t-il tenu à préciser avec insistance. Selon lui, les membres de la fédération, forts de l’ appui de leur partenaire ont pour ambition de passer à une autre étape en augmentant leurs exploitations et leurs revenus.
Saliou Fatma LO |