Des enfants indigents souffrant de maladies cardiovasculaires sont opérés gratuitement au Service de Chirurgie thoracique et cardiovasculaire du Centre hospitalier de Fann. Grâce au soutien de la « Chaîne de l’Espoir ».
Ils seront au total 20 enfants à bénéficier de cette opération cardiovasculaire gratuite. Cette œuvre salutaire est rendue possible grâce à une équipe de médecins venus de la France, membres de la « Chaîne de l’Espoir ». “ Cette équipe nous permet d’opérer gratuitement des malades indigents, elle nous renforce pour prendre en charge un plus grand nombre de malades dans une courte période ”, a expliqué le Pr Mouhamadou Ndiaye, chef du Service de Chirurgie thoracique et cardiovasculaire (Stcv) de Fann. Selon lui, l’équipe participe également à la formation de leur personnel et à leur formation continue, en apportant de nouvelles techniques. “ Pour la présente mission, a précisé le chirurgien, l’accent a été surtout mis sur la réparation des valves cardiaques défectueuses plutôt que sur leur remplacement que nous faisions habituellement ”. Avant l’arrivée de ces bienfaiteurs, le Pr Ndiaye et ses collaborateurs ont procédé à une sélection des malades appropriés et qui sont indigents. “ Il s’agit de personnes atteintes de maladies cardiopathies dues aux Rhumatismes articulaires aigus. Ces Raa sont les conséquences d’une angine mal soignée dans l’enfance ”. Et le chirurgien de jeter un pavé dans la mare : “ Nous organisons ces missions pour venir en aide essentiellement aux enfants, car malheureusement, il n’y a pas de mécénat dans ce pays. Tous les gens riches que nous sollicitons refusent d’aider les enfants. Aucune aide n’a été reçue pour cette mission, malgré les sollicitations de Mme Ndèye Khoudia Tall, représentante de la « Chaîne de l’Espoir » au Sénégal ”. La collaboration du Stcv de Fann avec la « Chaîne de l’Espoir » ne s’arrête pas là. “ Dans le futur, a-t-il révélé, nous nous sommes engagés avec le Pr Deloche, président de la « Chaîne de l’Espoir » dans la création d’un Institut du cœur à vocation sous-régionale au Sénégal. Cet institut, qui sera installé chez nous, ne va s’intéresser qu’aux maladies cardiaques et permettra de les soigner à une plus grande échelle ”.
Mme Viviane Wade, qui s’est rendue hier au chevet de ces jeunes patients, en compagnie d’Abdou Fall, ministre de la Santé et de la Prévention médicale, a plaidé pour le renforcement du plateau technique, mais elle a surtout exhorté les médecins sénégalais à penser plus à leurs compatriotes, à ne pas céder à l’appel de l’étranger, même si l’enjeu c’est des moyens financiers plus conséquents.
En tout cas, pour le Pr Alain Deloche, il ne faut jamais oublier que les médecins sénégalais sont indispensables pour le projet. “ Je signale que pour les enfants qu’on vient d’opérer pour 85 à 88 %, l’équipe est sénégalaise ”.
J. B. SÈNE |