La contre-proposition aux Accords de partenariat économique (Ape) doit être axée sur l’industrialisation de nos pays, a soutenu le sénateur Daouda Faye, selon qui aucune autre question ne devrait être examinée sans qu’une solution ne soit apportée à cette première exigence. ‘’Notre contre-proposition doit être axée essentiellement sur l’industrialisation de nos pays avec comme priorité l’agro-industriel. Aucune autre question ne devrait être examinée sans qu’une solution acceptable ne soit apportée à cette question fondamentale et vitale’’, écrit-il dans une tribune dont copie est parvenue à l’Aps.
Selon lui, il est impératif de faire une contre-proposition à l’Europe, après une large concertation entre l’Exécutif, le Parlement et les acteurs économiques. ‘’Nous ne pouvons pas faire tomber les barrières douanières installées dans nos ports et aéroports pour laisser l’Europe ioder nos économies encore fragiles’’, estime le parlementaire sénégalais. ‘’La libre concurrence proposée par l’Europe n’est ni plus, ni moins qu’une concurrence déloyale basée sur l’inégalité des industries occidentales et ACP’’, a-t-il fait valoir. Il a ajouté que ‘’ce que l’Europe nous propose, n’est rien d’autres qu’un suicide collectif et une exclusion du rendez-vous du +donner et du recevoir+, pour nous installer dans le couloir de la mort économique’’. ‘’Si l’Europe veut nous aider, elle doit prendre en compte os préoccupations économiques’’, a-t-il fait observer, estimant qu’il appartient aux ACP de ‘’produire les documents de base des négociations sur la question’’.
Il a ainsi comparé la proposition européenne à un ‘’match de football dans lequel les grandes puissances sont sur le terrain, les Arabes et Asiatiques sont admis au banc des remplaçants alors que les ACP sont priés de s’installer dans les tribunes et ne pourront jamais marquer de but’’’. ‘’Il nous faut descendre sur le terrain avec nos richesses principales que sont la matière grise de qualité de nos cadres, le dynamisme de nos populations et nos ressources agricoles et minières’’, argumente le vice-président du Sénat.
Le vice-président délégué aux ACP reste ainsi ‘’persuadé que l’Europe comprendra la légitimité de nos préoccupations et acceptera la main tendue des pays ACP autour d’un dialogue sincère et objectif pour une solution durable (...)’’.
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