Danses folkloriques, expositions d’arts et d’artisanat, des soirées musicales, des défilés de chars. Le Pakistan célèbre aujourd’hui l’anniversaire de son indépendance avec un fort accent culturel.
Après un hiver rigoureux, place à un printemps plus doux pour commémorer l’anniversaire de l’indépendance du Pakistan avec une tonalité culturelle. Le point culminant sera le festival du printemps de Bassant. « C’est une manière de souhaiter la bienvenue au printemps », a expliqué dans un entretien, le Chargé d’affaires de l’Ambassade du Pakistan au Sénégal, Rizwan Ahmed Sheikh. Des gens de différents milieux, y compris des diplomates, des artistes, des célébrités, convergent vers Lahore - capitale du Pendjab et deuxième plus grande ville du Pakistan - pour prendre part à cet événement national unique.
Comme pour marquer cette célébration, « les gens aiment s’habiller en jaune, la principale couleur de la fête représentant le printemps fleurissant », informe Rizwan Ahmed Sheikh. C’est dans cet esprit qu’a lieu l’exposition nationale de cheval et de bétail qui constitue une autre particularité marquante de ce festival du printemps.
« Quelques 2 000 animaux, y compris les meilleurs chevaux, mulets, buffles, chameaux, moutons et chèvres du Pakistan, et environ, 3 500 volailles, sont exposés lors de cet événement annuel », renseigne le diplomate.
A cette occasion, « des équipes venant de l’autre côté du pays participent à la course de piquets, aux danses folkloriques, aux présentations musicales et expositions de tatouages », précise-t-il. Dans cette même mouvance, démarre également le festival folklorique du Lok Mela au Lok Virsa Complex. Quelques 40 groupes musicaux, en provenance des zones rurales des quatre provinces du Pakistan et d’AJK (Azad Jammu & Cachemire), prennent part au festival national de musique folklorique. « Ces groupes jouent dans leurs costumes traditionnels et aussi avec leurs instruments traditionnels de musique, indique Rizwan Ahmed Sheikh. Un grand nombre d’hôtes de marque assiste à l’événement riche en couleur et honore un maestro en lui nouant un turban sur la tête ».
En effet, dans la tradition populaire, le turban symbolise un grand honneur. La cérémonie est appelée « Dastarbandi » et est suivie d’une composition poétique appelée « Sehra », pour faire le panégyrique des services du maestro à l’humanité. A cette occasion, des roulements de tambours et des ballons en couleurs sont lâchés.
El Hadji Massiga FAYE |