Palais de Justice de Dakar (actuel Ministère des Affaires Etrangères)
Edition du Jeudi 02 Septembre 2010
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STATUT DU JOURNALISTE, FINANCEMENT DES MÉDIATS,CADRE JURIDIQUE, PRESSE EN LIGNE : Comprendre le nouveau Code de la Presse
Jusqu’à présent, c’est la loi 96-04 qui régule la presse sénégalaise. Etat, journalistes, techniciens, patrons de presse, juristes, société civile et parlementaires sont maintenant conscients du caractère désuet de ce texte. Celui-ci ne prend pas en compte toutes les préoccupations des journalistes et des entreprises de presse, de manière générale.
 
MONUMENT DE LA RENAISSANCE : Voyage dans la Mamelle du Souvenir
Du pied au sommet de l’une des Mamelles de Ouakam, le Monument de la Renaissance se nourrit du bon lait du souvenir. Un homme, son épouse et son enfant tendent la main à la postérité, les pieds bien ancrés dans un passé portant la douleur de leur condition mais qui est une merveilleuse ouverture vers la postérité et un monde nouveau.
 
CÉRÉMONIE DE LANCEMENT DE L’INITIATIVE UN ÉTUDIANT-UN LIVRE - DISCOURS DE LA CONSTRUCTION : Réunir les États généraux des BTP
« Autour de la problématique de la construction », c’est ainsi que le présentateur de l’émission « Le Débat » à la Rts, M. Oumar Seck, a campé le riche plateau qui s’est penché sur le livre de l’ingénieur en génie civil.
 
CÉRÉMONIE DE LANCEMENT DE L’INITIATIVE UN ÉTUDIANT-UN LIVRE - AMADOU WILLIER, PDG DE WILLIER-INGÉNIERIE : « L’auteur est un symbole pour la construction »
Etabli en France, ce chef d’entreprise né à Diourbel a rencontré Allé Diouf alors qu’ils fréquentaient l’Ecole supérieure de technologie (Ensut) ex-Iut. Ancien chef de service construction au Bureau de Contrôle APAVE, il revient ici sur l’attachement de l’auteur à la compétence, à la qualité et à l’organisation du secteur, pour une durabilité des ouvrages.
 
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T E R R O I R S
Notre supplément sur les régions du Sénégal.

GÉNOCIDE RWANDAIS, 15 ANS APRÈS : Images et témoignages poignants mettent à vif la catastrophe
 

Les Rwandais établis à Dakar ont commémoré, le samedi dernier, au Centre d’études des sciences et techniques de l’information (Cesti), le 15e anniversaire du génocide qu’a subi leur pays en 1994. Au menu de cette célébration, des photos inédites et des témoignages poignants qui ont mis à vif cette catastrophe humanitaire.

En 1994, le Rwanda, pays qui a la même superficie que la région sénégalaise de Louga (26.000 Km2) et situé au cœur de la région des Grands lacs, a été ravagé par une guerre civile opposant les cultivateurs Hutu (environ 85 %) et les éleveurs Tutsi. Le conflit avait fait environ 800.000 morts, plus de trois millions de déplacés à l’intérieur du pays et deux millions de personnes jetées hors des frontières. C’est pour commémorer le 15e anniversaire de cette catastrophe humanitaire que la communauté rwandaise de Dakar s’était donné rendez-vous, le samedi dernier, au Cesti.

Au menu de cette célébration : projections de diapositives et de films, témoignages, souvenirs, échanges sur la reconstruction, etc. Témoin vivant de ce génocide, Serigne Maguèye Guèye fait remarquer que ce qui s’est passé au Rwanda en 1994 est l’une des plus « horribles catastrophes humanitaires de la fin du 20e siècle ».

Ce chirurgien sénégalais était en mission dans ce petit pays à la forte densité (300.000 hts/km2) au moment des faits. Ses photos, très crues, renseignent sur l’inédite violence et l’atrocité des actes : femmes mortes sur les tables d’accouchement, cours d’hôpitaux jonchées de cadavres, églises et stades transformés en hauts lieux d’extermination, massacres ciblés à grande échelle entraînant panique, déplacements massifs de population. Après avoir regardé ces horribles images, Joseph, le Rwandais, n’avait qu’une question, adressée au Pr. Guèye. « Comment avez-vous pris toutes ces photos sans être tué ? ». Et celui-ci de répondre : « J’étais à l’hôpital et je voyais les cadavres et les blessés arriver. Il m’est arrivé de participer à des enterrements collectifs de certaines victimes..... ».

« On m’a demandé de tuer »

Mais, qui est responsable de ces massacres mis à vif par ces photos ? Tout le monde s’est posé la question. Mais, l’explication du chirurgien sénégalais est révélatrice. Lui qui s’est rendu à la prison de Kigali pour rencontrer les tueurs arrêtés. Une seule question le préoccupait. « Pourquoi ont-ils tué ? ». Tous ont la même réponse : « On m’a demandé de tuer ». Suffisant pour que l’assistance sache que derrière ces tueurs en série, il y a des commanditaires. « Tout n’a pas été dit sur ce génocide. Ce qui s’est passé doit être une problématique africaine », a commenté la directrice du Cesti, Eugénie Rokhya Aw. Il faut, a-t-elle ajouté, que les intellectuels et journalistes africains s’intéressent davantage au génocide rwandais. C’est également l’avis du médiateur de l’Ucad. « Ce sont les intellectuels qui théorisent les choses. Il faut une reconstruction mentale, si nous voulons qu’une telle barbarie ne se reproduise », a insisté le Pr. Bouba Diop. Ce qui est intéressant dans cette commémoration, c’est que tous, Rwandais, Sénégalais et autres Africains, ont été traumatisés par les images et témoignages et ont entonné : Plus jamais ça !

Abdoulaye DIALLO

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