Palais de Justice de Dakar (actuel Ministère des Affaires Etrangères)
Edition du Jeudi 02 Septembre 2010
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STATUT DU JOURNALISTE, FINANCEMENT DES MÉDIATS,CADRE JURIDIQUE, PRESSE EN LIGNE : Comprendre le nouveau Code de la Presse
Jusqu’à présent, c’est la loi 96-04 qui régule la presse sénégalaise. Etat, journalistes, techniciens, patrons de presse, juristes, société civile et parlementaires sont maintenant conscients du caractère désuet de ce texte. Celui-ci ne prend pas en compte toutes les préoccupations des journalistes et des entreprises de presse, de manière générale.
 
MONUMENT DE LA RENAISSANCE : Voyage dans la Mamelle du Souvenir
Du pied au sommet de l’une des Mamelles de Ouakam, le Monument de la Renaissance se nourrit du bon lait du souvenir. Un homme, son épouse et son enfant tendent la main à la postérité, les pieds bien ancrés dans un passé portant la douleur de leur condition mais qui est une merveilleuse ouverture vers la postérité et un monde nouveau.
 
CÉRÉMONIE DE LANCEMENT DE L’INITIATIVE UN ÉTUDIANT-UN LIVRE - DISCOURS DE LA CONSTRUCTION : Réunir les États généraux des BTP
« Autour de la problématique de la construction », c’est ainsi que le présentateur de l’émission « Le Débat » à la Rts, M. Oumar Seck, a campé le riche plateau qui s’est penché sur le livre de l’ingénieur en génie civil.
 
CÉRÉMONIE DE LANCEMENT DE L’INITIATIVE UN ÉTUDIANT-UN LIVRE - AMADOU WILLIER, PDG DE WILLIER-INGÉNIERIE : « L’auteur est un symbole pour la construction »
Etabli en France, ce chef d’entreprise né à Diourbel a rencontré Allé Diouf alors qu’ils fréquentaient l’Ecole supérieure de technologie (Ensut) ex-Iut. Ancien chef de service construction au Bureau de Contrôle APAVE, il revient ici sur l’attachement de l’auteur à la compétence, à la qualité et à l’organisation du secteur, pour une durabilité des ouvrages.
 
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T E R R O I R S
Notre supplément sur les régions du Sénégal.

Piqûre de rappel : Racisme et hypocrisie
 

La conférence de Genève sur le racisme, organisée par l’Onu, a ouvert, lundi, dans une grande bouderie occidentale. Emboîtant le pas à Israël, les Etats-Unis, l’Allemagne, le Canada, l’Italie, l’Australie, pour ne citer que ceux-là, ont boycotté cette rencontre qui devrait être une évaluation de celle de Durban qui s’est tenue en septembre 2001 dans la ville sud-africaine du même nom. Motif : le président iranien Ahmadinejad, invité, allait tenir un discours anti-sioniste comme à son habitude. Au-delà de la déception qu’entraîne une telle décision de boycott, le motif invoqué ne semble pas suffisamment solide, compte tenu de la prégnance et de l’importance du thème. Dans une tribune internationale où chaque pays, en fonction de son histoire, vient défendre ses idées et ses intérêts, il faut accepter la confrontation des positions et écouter ce que les uns et les autres ont à dire pour ensuite essayer de trouver des compromis sans même exclure le scénario de ne pas en trouver du tout, comme vient de le montrer le récent sommet des Amériques. Comme l’a souligné un membre de la Commission des Nations Unies pour les droits de l’homme, au siège de l’organisation à New York, les positions sont parfois aussi tranchées sans que cela n’entraîne des boycotts. Alors, vu sous cet angle, il s’agit donc de respecter une règle de démocratie internationale. Qui plus est, les raisons de s’indigner pour cause de racisme ne manquent pas, mais on ne voit pas les pays qui ont boycotté Durban II les dénoncer avec la même vigueur. Non pas parce qu’il ne faut pas soutenir Israël s’il est l’objet d’attaques injustes, mais tout simplement parce qu’il faut éviter l’indignation sélective. L’islamophobie qui a cours dans la plupart des pays occidentaux dont certains sont allés jusqu’à justifier, au nom de la démocratie, des caricatures blasphématoires du prophète Mohamed, comment peut-elle être vue par ceux dont les convictions religieuses sont ainsi bafouées si ce n’est sous le prisme d’un profond sentiment de racisme dégradé et caché en pseudo liberté d’information ?

On peut dire la même chose de la traite négrière et de l’esclavage, beaucoup plus meurtriers que l’Holocauste (dont je ne nie pas cependant la gravité et le caractère monstrueux), mais qui ne soulève pas cependant la même émotion que l’évocation du plus grand crime des Nazis. J’ai visité à Jérusalem le musée de Yad Vashem dédié à la Shoah. J’en suis sorti révolté et bouleversé par le degré que pouvait atteindre la barbarie humaine. C’est pourquoi, vouloir amputer de la mémoire collective du peuple noir la tragédie de l’esclavage sous le prétexte fallacieux qu’il ne faut pas regarder vers le passé n’est pas acceptable à mon avis, car on peut pardonner sans oublier. Et puisque le racisme repose sur des présupposés de supériorité d’une race sur une autre, c’est donc par l’éducation qu’il faut l’attaquer. Mais, allez voir dans certains programmes scolaires en Europe, comment l’histoire de l’Afrique noire (pour ne se limiter qu’à cet exemple) a été tronquée, gommée jusqu’à l’importance de sa participation dans les deux guerres mondiales. Senghor n’a-t-il pas dit des Tirailleurs sénégalais, dans Hosties noires, « Non je ne laisserai pas les louanges de mépris vous enterrer furtivement ». Plus grave, dans certains pays, il existe des partis politiques d’extrême droite ouvertement racistes et qui, face aux problèmes économiques et sociaux, désignent l’étranger comme le bouc-émissaire.

Le racisme ne peut donc être vaincu par des conférences - même s’il est important que des résolutions soient prises au niveau mondial pour définir des orientations - car c’est un phénomène de tous les jours, dans la rue, les transports en commun, les lieux de travail, les stades ou les écoles... s’il ne se glisse pas subrepticement dans la législation. Souvent, il y a donc une sorte de grande hypocrisie quand on parle du racisme et des discriminations qu’il entraîne par capillarité. Certains tentant de cacher la béance de leur plaie pour montrer du doigt la petite estafilade des autres.

PAR Ibrahima MBODJ

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