Palais de Justice de Dakar (actuel Ministère des Affaires Etrangères)
Edition du Jeudi 02 Septembre 2010
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STATUT DU JOURNALISTE, FINANCEMENT DES MÉDIATS,CADRE JURIDIQUE, PRESSE EN LIGNE : Comprendre le nouveau Code de la Presse
Jusqu’à présent, c’est la loi 96-04 qui régule la presse sénégalaise. Etat, journalistes, techniciens, patrons de presse, juristes, société civile et parlementaires sont maintenant conscients du caractère désuet de ce texte. Celui-ci ne prend pas en compte toutes les préoccupations des journalistes et des entreprises de presse, de manière générale.
 
MONUMENT DE LA RENAISSANCE : Voyage dans la Mamelle du Souvenir
Du pied au sommet de l’une des Mamelles de Ouakam, le Monument de la Renaissance se nourrit du bon lait du souvenir. Un homme, son épouse et son enfant tendent la main à la postérité, les pieds bien ancrés dans un passé portant la douleur de leur condition mais qui est une merveilleuse ouverture vers la postérité et un monde nouveau.
 
CÉRÉMONIE DE LANCEMENT DE L’INITIATIVE UN ÉTUDIANT-UN LIVRE - DISCOURS DE LA CONSTRUCTION : Réunir les États généraux des BTP
« Autour de la problématique de la construction », c’est ainsi que le présentateur de l’émission « Le Débat » à la Rts, M. Oumar Seck, a campé le riche plateau qui s’est penché sur le livre de l’ingénieur en génie civil.
 
CÉRÉMONIE DE LANCEMENT DE L’INITIATIVE UN ÉTUDIANT-UN LIVRE - AMADOU WILLIER, PDG DE WILLIER-INGÉNIERIE : « L’auteur est un symbole pour la construction »
Etabli en France, ce chef d’entreprise né à Diourbel a rencontré Allé Diouf alors qu’ils fréquentaient l’Ecole supérieure de technologie (Ensut) ex-Iut. Ancien chef de service construction au Bureau de Contrôle APAVE, il revient ici sur l’attachement de l’auteur à la compétence, à la qualité et à l’organisation du secteur, pour une durabilité des ouvrages.
 
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T E R R O I R S
Notre supplément sur les régions du Sénégal.

FONDS NATIONAL DE PROMOTION DE L’ENTREPRENARIAT FÉMININ : 1,2 milliard pour aider à l’émergence de véritables femmes chefs d’entreprise
 

La décision prise par le chef de l’Etat, Me Abdoulaye, en octobre 2004, de créer le Fonds national de féminin participe d’une réelle volonté d’accompagner le processus d’intégration de la femme sénégalaise dans le tissu socio-économique. La preuve, c’est la rondelette somme d’un (01) milliard de FCfa qui a été mise à la disposition des femmes sénégalaises ; qu’elles soient d’origine urbaine ou rurale. Avant qu’elle ne soit portée à un milliard deux cent millions (1,2 milliard FCfa). L’objectif visé par ces Fonds logés au ministère de féminin, de la Petite et moyenne entreprise et de la micro-finance, dirigé par Mme, c’est d’encourager la création de projets, de faciliter aux femmes entrepreneuses l’accès aux financements. Mais, aussi et surtout, de renforcer les capacités techniques et des femmes, pour leur permettre de devenir à terme de véritables chefs d’entreprises d’asseoir un leadership féminin dans ce domaine. Au regard de la manière dont ce Fonds est géré par Mme Paye, Mme le Ministre ne peut qu’être fière de cette femme qui a su convaincre ses sœurs de la nécessité pour elles de rembourser ce crédit, même s’il s’agit de fonds publics qui traduisent l’expression d’une volonté politique forte : celle de Maître Abdoulaye, en réponse à la forte demande sociale exprimée par les femmes.

Logé au sein du ministère des Petites et moyennes entreprises, de féminin et de la Micro-finance, le Fonds national de féminin, dirigé depuis octobre 2004 par Mme Paye, est un puissant levier financier qui vient renforcer le puissant dispositif institutionnel articulé autour de la Direction des Pme, la Direction de féminin et la Direction de la micro-finance. C’est dire que ce Fonds d’un milliard deux cent millions de FCfa constitue le dernier maillon de ce dispositif d’appui aux femmes. « Même si, par le passé, des ministères ont été créés et des acquis donnés aux femmes, ce Fonds traduit une volonté de l’Etat d’amener les femmes qui n’osaient pas entreprendre à se rapprocher de nous pour pouvoir bénéficier de financements à des conditions souples », a tenu à préciser Mme Paye Faut-il le rappeler, lorsqu’on parle de Pme, l’on pense à des femmes déjà en entreprises. Seulement, il ne faut point faire abstraction de toutes ces femmes porteuses de projets qui ne savaient même plus ... à quelles structures de financements s’adresser pour disposer de prêts. « Ce qui est original dans cette affaire, c’est que d’autres pays de la sous-région se sont intéressés à ce dispositif du Sénégal. Car, c’est l’Etat qui a sorti des fonds publics pour permettre aux femmes sénégalaises d’entreprendre », précise-t-elle.

Si, à partir du mois d’octobre 2004, Paye et la tutelle, en l’occurrence le ministère des Petites et moyennes entreprises, de féminin et de la Micro-finance, ont réfléchi sur les principes de fonctionnement, c’était justement pour rendre ce Fonds plus accessible aux femmes. « Nous avons identifié ce qui se faisait de proposer des mécanismes souples, avec des taux d’intérêt assez bas, accessibles aux femmes. C’est la raison pour laquelle nous avons pensé mettre à profit un délai de grâce de six (06) mois pour permettre aux femmes bénéficiaires de financements de s’organiser correctement et de régler les aspects techniques, institutionnels et organisationnels, de procéder à terme aux remboursements », ajoute-t-elle. Certes, l’apport personnel est de 5 %, mais il faut comprendre que l’administration du Fonds a pensé s’inscrire dans la durée avec des délais de remboursement de deux à cinq ans, suivant les montants. L’objectif est d’aider les femmes à inscrire leurs activités dans une dynamique de pérennisation qu’elles leur soient profitables.

LES FEMMES ÉVALUÉES SUR LEURS CAPACITÉS À REMBOURSER

Si les femmes ont eu à être réceptives par rapport aux objectifs de ce Fonds, c’est que l’information et la communication ont eu à jouer un rôle central. Grâce aux initiatives hardies prises par dans le cadre de la Caravane de la Pme, entre autres, et les missions effectuées dans les régions de l’intérieur pour parler au niveau le plus décentralisé, les femmes ont pu intégrer les conditions de financement et les critères d’éligibilité. « Nous leur avons fait comprendre qu’il s’agit, certes, de fonds publics, mais qu’elles seront évaluées sur leurs capacités à rembourser. Car, si elles parviennent à rembourser correctement, elles peuvent être éligibles à d’autres sources de financement », souligne Mme Mais, ce qui a aidé beaucoup plus l’administration de ce fonds, c’est la notion de responsabilité qui a été très bien assimilée par les femmes. Dans la mesure où elles ont compris que : lorsqu’on rembourse un crédit, on est dans un processus de responsabilité. A la limite, il s’est agi de miser sur un certain nombre de principes. « D’abord, il y a une valeur sûre qui est le savoir-faire de la femme sénégalaise ; c’est-à-dire le potentiel local. C’est pourquoi nous avons accordé la priorité aux projets dans des créneaux porteurs et à fort potentiel de valeur ajoutée : filières de transformation de produits animaux ou végétaux (fruits, légumes, produits halieutiques céréales, etc.) ». Relativement aux unités de transformation de céréales locales, il est question d’encourager les femmes à travailler autour de ce qu’elles savent faire. « De la même manière, nous cherchons à les encourager dans l’innovation technique et les services ; à travers l’installation de, la transformation, les laveries ». La preuve, dans la région de St-louis, le Fonds a permis à des femmes de mettre en place de mini-rizeries pour leur permettre d’utiliser les sous-produits du riz et leurs différentes composantes. « A ce titre, on instruit la femme dans la création d’emplois. Et, à travers ce Fonds, on a pu vérifier que les femmes pouvaient être pourvoyeuses d’emplois et de richesses. Car, au dernier pointage des premiers financements, 600 emplois créés ont été recensés à la fin du mois d’août 2005 ».

LES FEMMES TRAVAILLENT AUTOUR DE LEUR SAVOIR-FAIRE ET DES RESSOURCES LOCALES

De l’avis Paye, le Fonds, par son caractère novateur, fait le sur la productivité des femmes, à partir du moment où elles travaillent autour de leur savoir-faire et des ressources locales. A cela s’ajoute la responsabilité par rapport à un crédit qu’elles sont prêtes à rembourser par la valeur intrinsèque de leur activité. « Ce que nous voulons éviter, c’est que la femme prenne un crédit et essaie de trouver des mécanismes pour le rembourser. Ainsi, la porte d’entrée, c’est le document de projet. Dès qu’il nous est soumis, nous l’analysons. Si le projet nous intéresse, nous faisons une visite de terrain qui est une démarche de validation des besoins. Cela nous permet de vérifier avec la femme si les conditions de faisabilité technique, institutionnelle et financière sont réunies. Mais, aussi, de valider la demande de financement et de recueillir les besoins en formation. C’est à partir de ce moment que nous prenons une décision de financement ».

Faut-il le rappeler, le Fonds national de féminin ne finance pas directement les femmes. « Nous avons des intermédiaires financiers, c’est-à-dire des institutions de micro-finance avec qui nous signons des conventions », note-t-elle. Seulement, n’importe quelle institution financière n’est pas agréé. « Il y a tout un processus ; un guide institutionnel à remplir, des états financiers sur au moins trois années à présenter. C’est à partir de cette lecture qu’on agrée une institution de micro-finance avant de signer avec elle une convention. Une fois cette convention signée, c’est un processus de demandes de décaissements tranchés. S’il y a un montant initial qui est requis pour les investissements, nous le donnons. Une fois les investissements mis en place, l’institution passe pour faire une visite de site. Si les conditions sont réunies, la deuxième tranche est décaissée ». C’est la preuve que le Fonds privilégie des procédures transparentes de décaissement pour chercher à asseoir la viabilité du projet financé. « C’est pour davantage sécuriser le financement que nous procédons de la sorte ».

UN INSTRUMENT DE FINANCEMENT AU SERVICE DES FEMMES

« Pour avoir commencé à donner les premiers financements au mois de janvier 2005, nous pensons que les femmes se sont appropriées ce financement. Car, lorsque nous démarrions au mois d’octobre, nous n’avions que 260 demandes acceptables et 500 autres non exploitables, qu’inscrites sur des feuilles volantes. A notre dernier pointage, nous en étions à plus de 1 800 requêtes pour près de 9 milliards de FCFa. Cela veut dire que les premières femmes financées ont compris que c’était faisable ». Si de tels résultats ont été obtenus, c’est que l’administration du Fonds a voulu agir par l’exemple. « Les femmes de la première génération de projets savaient que le délai de grâce de six (06) mois devait être mis à profit pour rendre visible les projets. Si, dans nos critères, nous avons choisi de mettre l’accent sur la visibilité et la viabilité du projet ; c’est que nous voulons inscrire cette intervention dans la pérennité. Fort heureusement, au bout de six mois, des unités ont commencé à sortir de terre. Très prochainement, Mme le Ministre va commencer à les inaugurer ». L’autre facteur qui plaide en faveur du succès de ce mode d’intervention en direction des femmes, ce sont les visites de démarrage, quarante-cinq jours après la mise à disposition du fonds, pour voir si le projet n’a pas été détourné de son objectif.

Si l’Etat a pensé doter le Fonds national de promotion de féminin d’une enveloppe supplémentaire de 200 millions FCfa (ce qui a porté le montant à 1,2 milliard), c’est que les besoins de financement exprimés par les femmes étaient nombreux. « Je ne peux pas dire que le montant est insuffisant, qu’il s’agit de l’expression d’une volonté politique. A ce titre, nous le prenons comme une phase-test. Car, il fallait démontrer notre capacité à prendre ce milliard, à définir des principes de financement clairs à mettre en œuvre, à tirer des leçons du passé et voir comment élargir nos actions. Donc, pour moi, le milliard est symbolique et ... est très important ». Pour Paye, le défi était de rendre très attractifs ces fonds publics pour continuer à bénéficier de la confiance de l’Etat. Mais, aussi, accrocher d’autres partenaires financiers pour venir renforcer ce fonds. Fort heureusement, la Société financière internationale s’est manifestée et a signé un partenariat avec le Fonds. Alors que d’autres structures s’intéressent de près à ce mécanisme de financement porteur d’espoir pour la femme sénégalaise. « Ainsi, ce que nous voulons avec ce milliard, c’est le bonifier, le rendre suffisamment attractif que d’autres viennent le renforcer. Car, la demande est là, très forte. Et il est important de pouvoir renforcer à partir de l’existant ». Mais, n’empêche, les perspectives semblent être heureuses pour la deuxième année de fonctionnement du Fonds. « Nous sommes partis des premiers résultats pour défendre notre budget 2006 au niveau du ministère des Finances. Il y a un certain nombre d’arbitrages à faire. Mais, au regard de ce qui a été déjà fait, et de l’engagement de Mme le Ministre,, nous pouvons espérer avoir plus ».

DISCRIMINATION POSITIVE POUR LES FEMMES DE ZIGUINCHOR ET KOLDA

« Certes, il y a cette discrimination positive. Mais, il y a aussi le fait que, lors du passage de la Caravane des Pme à Ziguinchor, une importante enveloppe financière avait été mise à la disposition des femmes. C’est pourquoi, lorsque nous avons commencé le programme de renforcement des capacités, toutes ces femmes financées dans le cadre de la Caravane ont été formées. Nous avons continué les visites de terrain sur Ziguinchor pour les premières générations de projets. Et aujourd’hui, nous avons beaucoup d’instances sur Ziguinchor et », soutient Mme l’Administrateur. « Face à la faiblesse des requêtes venant de, nous sommes retournés dans cette partie sud du pays pour sensibiliser les femmes sur les objectifs de ce fonds et ses mécanismes de financement adaptés à leurs besoins. Actuellement, nous sommes en train de travailler à la mise à niveau qui est un besoin réel. Car, dans notre dispositif, nous avons compris que les femmes souffrent de difficultés de capacités. Grâce au travail effectué par notre consultant sur place, nous avons reçu par la suite beaucoup de requêtes de que nous sommes en train d’examiner. Nous avons fait une première série de visites de terrain et, actuellement, nous sommes en phase de finalisation avant d’y retourner pour un meilleur équilibre entre les différents projets ».

LA FEMME RURALE AU MÊME PIED D’ÉGALITÉ QUE LA FEMME URBAINE

« dit promotion de féminin, on ne doit pas se cantonner à la femme urbaine. Le financement que nous avons octroyé aux femmes de, ce n’est pas pour celles de la commune de Bien au contraire, nous avons ciblé les femmes qui sont dans les départements, par souci d’équilibre. C’est le même cas à St-louis où nous sommes allés le plus loin possible ; à et à, pour éviter cette concentration au niveau urbain. Donc, nous prenons bien en compte la femme rurale ». Selon Mme, toute femme financée bénéficie d’une formation pour mieux gérer son entreprise. « Maintenant, avec le programme national de renforcement des capacités, des consultants vont nous aider à nous rapprocher d’elles pour les aider à avoir un minimum de systèmes et de procédures de gestion administrative, financière et comptable ». Au regard de cet engagement, elle espère compter sur la femme rurale pour mieux évaluer les impacts positifs du Fonds sur les transformations. « Nous voulons que ce Fonds soit un moyen de voir les effets induits et les transformations au niveau des femmes. C’est-à-dire comment arriver à un leadership beaucoup plus marqué, y compris en milieu rural, en mettant l’accent sur l’appui et renforcement des capacités. Car, nous avons un double objectif ; aider à l’accès aux ressources financières et, en même temps, régler le déficit de capacités. L’un ne va pas sans l’autre. Ainsi, nous les appuyons dans l’élaboration des requêtes si le projet nous intéresse. C’est pourquoi notre démarche, sur le terrain, est une démarche d’accompagnement ». D’ores et déjà, le Fonds est à plus de 90 financés dont une trentaine pour Dakar, 19 pour et une vingtaine pour Relativement à la 11ème région du Sénégal, la Caravane des Pme a permis de dénicher des femmes porteuses de projets aussi bien à Ranérou Ferlo (une tanneuse) et (une pharmacienne diplômée de l’Université de Dakar).

DÉCOUVRIR ET ACCOMPAGNER UNE RACE DE FEMMES LEADERS

« La pérennité, on la prépare à partir du premier jour. C’est à travers le dispositif que nous visons déjà cette pérennité. Lorsque nous disons vouloir des entreprises visibles, des unités de transformation pour l’exploitation des potentialités locales en premier lieu, nous misons sur la ressource humaine, la femme. Quand nous pensons déjà à sa formation, à son comportement humain ; quand nous pensons que nous voulons découvrir et accompagner une race de femmes leaders, nous sommes déjà dans la pérennité. Il y a des institutions de micro-finances qui travaillent avec nous. Quand nous facilitons le contact avec ces dernières, avec les taux que nous utilisons, nous sommes déjà dans une dynamique de favoriser cette pérennité. Il en est de même si nous parvenons à faire un maillage du pays autour de projets porteurs, selon les spécificités locales et gérés par des femmes. Ou encore, si nous parvenons à être suffisamment attractif que d’autres partenaires nous aident. Car, au moins, l’activité aura le mérite de se poursuivre au-delà de deux ou trois ans. La preuve, nous avons misé sur cinq ans pour relancer une ère de femmes chefs d’entreprises plus performantes ».

LES OBSTACLES AU DÉVELOPPEMENT DE L’ENTREPRENARIAT FÉMININ

« Premièrement, il fallait attaquer en même temps l’accès aux ressources et le déficit en capacités. Deuxièmement, il fallait lever la contrainte de la productivité. C’est-à-dire éviter un peu le mimétisme que chacune s’engage dans une voie où elle est capable de mener une activité. Mais, aussi et surtout, démontrer la capacité de ces femmes à rembourser par la valeur intrinsèque des activités qu’elles mènent. Cela est un indicateur de performance. Lorsque nous donnons le financement, nous ne tournons pas le dos aux femmes. Il s’agit pour nous de les former, de les accompagner et surtout de les mettre en confiance pour qu’elles puissent faire plus et mieux. Il s’agit, pour nous, d’aider les femmes à être responsables dans le respect des obligations contractuelles. Même si ce sont des fonds publics, il n’en demeure pas moins qu’ils restent un crédit qu’il faut rembourser. Le défi, c’est que cette première génération rembourse pour que celles qui suivent puissent en bénéficier ». Dans cette perspective, les femmes sont réceptives à un tel discours. « Car, elles ont trouvé des conditions de financement souples, douces qu’elles ne trouvent pas partout. Le Fonds leur a permis de réaliser un rêve. Est-ce qu’elles vont le perdre en ne remboursant pas, sachant qu’elles auront toujours besoin d’entreprendre et qu’elles n’ont pas accès au secteur bancaire classique dont les conditions de financement sont plus lourdes ? Je ne le pense pas. Les femmes comprennent qu’il faut prendre un crédit et le rembourser. Je les respecte bien assez pour dire qu’elles ont compris qu’au-delà des fonds publics, c’était un besoin auquel l’Etat a permis de répondre à travers le ministère des Pme. Elles le comprennent bien ».

PAR DOUDOU SARR NIANG

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