L’Agence de développement municipal (Adm) a invité, hier, les maires à rembourser leurs dettes contractées dans le cadre du Programme de renforcement et d’équipement des collectivités locales (Precol).
Le montant des fonds à rembourser par les communes dans le cadre du Programme de renforcement et d’équipement des collectivités locales (Precol) s’élève à environ 480 millions de FCfa pour toutes les 67 villes ciblées par le projet, a déclaré, jeudi à Dakar, le Directeur de l’Agence de développement municipal (Adm), M. Mouhamadou Kabir Sow.
Il s’exprimait lors de la journée d’information entre l’Adm et les maires de villes. Une occasion pour leur demander de rembourser les emprunts opérés par leurs collectivités respectives.
M. Sow a souligné que les fonds à rembourser sont importants, « mais très insignifiants par rapport à l’enveloppe globale des investissements ». C’est pourquoi il a salué les efforts de certaines communes. « Il y a de petites communes qui sont très généreuses qui ont même des avances sur le remboursement. Sokone a totalement remboursé son emprunt dans le cadre du Programme d’appui aux communes. Chaque année, la commune de Linguère verse toute sa participation », affirme-t-il.
Cependant, se désole le directeur de l’Adm, « certaines communes ne font pas l’effort qu’il faut, mais dans tous les cas, le remboursement est indispensable ».
La réunion d’information a pour but de sensibiliser l’ensemble des maires, les nouveaux notamment, sur l’importance et les exigences du Precol en relation avec la Banque mondiale et l’Agence française de développement. Selon Aliou Sow, le ministre délégué, chargé des Collectivités locales et de la décentralisation qui a présidé les travaux, ces deux partenaires se sont mobilisés de « la façon la plus merveilleuse pour accompagner le gouvernement du Sénégal pour l’atteinte des objectifs de modernisation des collectivités locales ». Aliou Sow a demandé aux maires de s’acquitter de leurs obligations en matière de remboursement « pour ne pas entamer la crédibilité des collectivités locales vis-à-vis des bailleurs de fonds et du gouvernement ». Il a souligné que ses services vont poursuivre la sensibilisation pour que chaque maire s’acquitte de ses obligations. Mais, avertit-il, « à défaut, nous serons contraints de prendre des mesures, parce que ces remboursements sont obligatoires. Ils doivent être inscrits dans les budgets des communes ».
B. DIONE |