Le chanteur et compositeur sénégalais Metzo Djatah a présenté, lundi dernier, son nouvel album intitulé « roots acoustikeur ». L’enfant de « Diembering » (un village de la Casamance) nous revint dans un style « urban afro folk ».
« Mes textes sont à l’image de la préoccupation du monde. Je crois fondamentalement que la musique doit dire, suggérer et ouvrir des univers à ceux qui l’écoutent et par conséquent qu’elle ne peut pas ne pas être engagée. Moi, mon engagement est social. J’écris pour le peuple car je suis un homme du peuple, qui vit avec le peuple », renseigne Metzo Djatah. Il a tenu ses propos au cours d’une conférence de presse à la maison de la culture Douta Seck. L’album « roots acoustikeur » est composé de 14 titres. Il est enregistré au Sénégal (studio Djuwatt ) et en France (studio Xdizzy) avec la participation de nombreux musiciens des deux pays. « Roots, je veux rester roots, garder mon esprit roots, tout le temps que je vivrais baayfall », explique -t-il pour justifier le choix du titre de l’album.
Et poursuit-il « pour cet album, j’ai voulu avoir quelque chose de plus produit, de différent de « Diembering » (titre de son album phare), tant au niveau du son que du rythme. Je ne voulais pas être prisonnier d’un succès. J’ai voulu prendre un risque, tout en restant moi-même dans mon style « urban afro folk ». J’avais aussi le challenge, le désir de le faire moi-même et dans mon pays, dans mon quartier avec le marché, le bruit... ». L’artiste a fait des futuring avec Pape Birahim dit Paco sa rimbam, Prince Sakho, Edouard le joueur de kora de Carlou D, Djamil, Ndofène Diouf, Ivan Portet « son frère blanc » et Laurent Lepagneau surnommé l’homme à tout faire. Cet album est une autoproduction.
Par ailleurs, Metzo Djatah soutient que ses chansons sont des textes en mélodie qui traduisent son engagement, son cri de cœur et un moyen de jeter un regard sans complaisance sur ce qui se fait autour de lui. « Je fais de la musique parce que j’ai des choses à dire dans ma société », dit-il.
Maké DANGNOKHO |