Palais de Justice de Dakar (actuel Ministère des Affaires Etrangères)
Edition du Jeudi 02 Septembre 2010
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STATUT DU JOURNALISTE, FINANCEMENT DES MÉDIATS,CADRE JURIDIQUE, PRESSE EN LIGNE : Comprendre le nouveau Code de la Presse
Jusqu’à présent, c’est la loi 96-04 qui régule la presse sénégalaise. Etat, journalistes, techniciens, patrons de presse, juristes, société civile et parlementaires sont maintenant conscients du caractère désuet de ce texte. Celui-ci ne prend pas en compte toutes les préoccupations des journalistes et des entreprises de presse, de manière générale.
 
MONUMENT DE LA RENAISSANCE : Voyage dans la Mamelle du Souvenir
Du pied au sommet de l’une des Mamelles de Ouakam, le Monument de la Renaissance se nourrit du bon lait du souvenir. Un homme, son épouse et son enfant tendent la main à la postérité, les pieds bien ancrés dans un passé portant la douleur de leur condition mais qui est une merveilleuse ouverture vers la postérité et un monde nouveau.
 
CÉRÉMONIE DE LANCEMENT DE L’INITIATIVE UN ÉTUDIANT-UN LIVRE - DISCOURS DE LA CONSTRUCTION : Réunir les États généraux des BTP
« Autour de la problématique de la construction », c’est ainsi que le présentateur de l’émission « Le Débat » à la Rts, M. Oumar Seck, a campé le riche plateau qui s’est penché sur le livre de l’ingénieur en génie civil.
 
CÉRÉMONIE DE LANCEMENT DE L’INITIATIVE UN ÉTUDIANT-UN LIVRE - AMADOU WILLIER, PDG DE WILLIER-INGÉNIERIE : « L’auteur est un symbole pour la construction »
Etabli en France, ce chef d’entreprise né à Diourbel a rencontré Allé Diouf alors qu’ils fréquentaient l’Ecole supérieure de technologie (Ensut) ex-Iut. Ancien chef de service construction au Bureau de Contrôle APAVE, il revient ici sur l’attachement de l’auteur à la compétence, à la qualité et à l’organisation du secteur, pour une durabilité des ouvrages.
 
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T E R R O I R S
Notre supplément sur les régions du Sénégal.

RETOUR SUR DES FAITS DIVERS RETENTISSANTS - 15 ANS DE TRAVAUX FORCES POUR MEURTRE : Thièm avait planté 32 coups de ciseaux à son épouse
 

Le 6 août 2001, une terrible nouvelle s’était répandue dans la ville de Thiès, faisant état de la mort d’Aby Sall, tuée à coups de ciseaux par son mari Thièm Mboup. Celui-ci, traduit en cour d’assises pour ce meurtre, purge une peine de 15 ans de travaux forcés.

La pauvre Aby Sall, âgée de 25 ans, avait reçu 32 coups sur la quasi-totalité du corps. Admise au centre hospitalier Amadou Sakhir Ndiéguène, elle a finalement rendu l’âme. Pourtant, nul ne présageait cette mort prématurée d’Aby Sall qui a eu lieu dans la nuit du 19 au 20 juillet 2001. Le couple était sorti ce jour-là pour aller rendre visite à la grande sœur d’Aby. C’est au retour que le drame s’était produit, expliquait le mari qui évoquait une histoire d’agression perpétrée sur eux par deux jeunes. « Au moment où j’étais aux prises avec l’un d’eux, mon épouse était en train de se débattre entre les mains de l’autre agresseur qui lui administrait des coups au moyen d’un objet contondant. D’ailleurs, ce dernier a réussi à lui chiper tous ses bijoux. J’ai trouvé Aby dans un état lamentable », expliquait Thièm. Celui-ci déclarait devant la cour d’assises s’être rendu nuitamment chez ses beaux-parents pour annoncer la triste nouvelle. Et c’est la même version qu’il avait servie à toutes les personnes rencontrées sur son chemin. Mais, c’est un certain Assane Ndiaye, maître d’arabe, qui dénonça le mari qu’il avait vu courir dans la nuit avant de retourner sur les lieux du crime quelques minutes plus tard, habillé d’une autre tenue. « C’est cette attitude qui m’a intrigué », laissait entendre ce précieux témoin. « Quand j’ai vu des gens apostropher Thièm, j’ai aussitôt compris », poursuit Assane Ndiaye. Une autre révélation troublante, c’est celle de la dame Ndèye Diodio qui était tombée nez à nez sur Aby très mal en point, demandant incessamment de l’eau à boire. « Elle m’a bien dit que c’est son mari qui lui a donné plusieurs coups de ciseaux », avait raconté Ndèye Diodio. Aby Sall la supplia de la transporter à l’hôpital. C’est sur ces entrefaites que la blessée fut évacuée d’urgence à l’hôpital.

Thièm Mboup avait tenté de se faire passer pour un individu sujet à des troubles du comportement. Depuis sa chute du haut de sa toiture, alors qu’il procédait à des réparations, il avait commencé à avoir des problèmes psychiques. Il dit même faire des crises du fond de sa cellule en prison. Cela a été illustré par les gardes pénitentiaires qui déclarent que le bonhomme est difficile à maîtriser lorsqu’il pique une crise. Selon son père, le médecin qui avait examiné l’accusé décelait des troubles caractériels dus à son hyperémotivité et non de démence.

Au fond, Aby Sall était morte de quoi ? Le médecin-chef urgentiste qui a eu à suivre la dame par la suite indiquait que la patiente présentait des complications, notamment avec cette atteinte de l’intestin grêle, suivie d’une péritonite suite à l’infection causée par la présence de sang et de matières fécales dans la même cavité péritonéale. Face à ce drame pour le moins inexplicable et inattendu, le collectif contre la violence faites aux femmes a exprimé toute son indignation et demandé des sanctions sévères contre le mari. Les bijoux supposés être emportés par les agresseurs furent retrouvés, deux jours plus tard, enfouis au seuil de la porte de la chambre du couple. Tout cela ne militait pas en faveur du mari. Rien n’augurait du drame. Selon la maman d’Aby, le couple s’entendait parfaitement. Le frère de la défunte avait présenté Thièm comme un fumeur de chanvre indien et qu’Aby avait même trouvé un cornet de cette drogue dans la poche de son mari. L’avocat général parle de simulation du prévenu qui tente de mener la cour en bateau. Selon lui, les bijoux trouvés devant la porte, les ciseaux qui ont servi à éliminer Aby Sall, sont déjà des preuves irréfutables pour affirmer avec force que Thièm Mboup est bien celui qui a tué son épouse. Pour la répression, l’avocat général avait requis 20 ans de travaux forcés.

Pour Me Sonko de la partie civile, Thièm a tué par jalousie parce que son épouse travaillait à Dakar afin de subvenir à ses besoins. Il a réclamé la somme de 9 millions pour dédommager la famille d’Aby Sall, ses collatéraux et la petite Penda Mboup, l’unique fille issue de cette union. De leur côté, Mes Lopy et Niane déclarent que l’accusé n’a pas sa place en prison, mais dans un centre psychiatrique où il pourrait être encadré et suivi. Thièm Mboup avait finalement été condamné à 15 ans de travaux forcés.

Abdourahmane SARR GONZALES

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