La signature de l’Accord de partenariat économique entre l’Ue et l’Afrique de l’Ouest risque d’être reportée à une nouvelle échéance non encore définie par les deux parties du fait des divergences constatées sur un certain nombre de points relatifs à l’offre d’accès au marché, la suppression des prélèvements communautaires de l’Uemoa et de la Cedeao et aux modalités de financement du Programme de développement pour l’Ape (Paped), selon le directeur du commerce extérieur.
La signature de l’Ape entre l’Union européenne et l’Afrique de l’Ouest, initialement prévue en octobre 2009, risque de connaître un report à une date non encore définie. Ceci, du fait d’un certain nombre de points de divergences entre les deux parties, dont ceux portant sur l’offre d’accès au marché, la suppression du Prélèvement communautaire de solidarité (Pcs) de l’Uemoa et du Prélèvement communautaire (Pc) de la Cedeao, la clause de la Nation la plus favorisée (Npf), la clause de non-exécution, la clause de rendez-vous de trois ans et enfin, sur les modalité de financement du Paped.
C’est ce qu’a constaté le directeur du commerce extérieur, Cheikh Saadibou Seck, qui faisait hier le point sur l’évolution des négociations sur les Ape entre l’Afrique de l’Ouest et l’Union européenne, au cours d’un séminaire organisé par le ministère du Commerce, en partenariat avec l’Organisation internationale de la francophonie (Oif) à l’intention des parlementaires sénégalais. C’était au cours d’un séminaire d’information, dont l’ouverture a été présidée par le directeur de cabinet du ministre du Commerce, M. Ismaïla Diop, en compagnie du représentant du président de l’Assemblée nationale, M. Ndiaware Touré. Sur le point relatif à l’offre d’accès au marché, la partie européenne souhaite procéder à la libéralisation de l’offre d’accès au marché à hauteur de 80% sur une période de 15 ans contre la proposition de l’Afrique de l’Ouest de libéraliser son commerce avec l’Ue de 60% sur une période de 25 ans.
Pour le directeur du commerce extérieur, la nécessité s’impose pour les deux commissions en collaboration avec les Etats membres, d’envisager des alternatives en cas de non signature de l’Ape.
Il faudra également, selon lui, prévoir une implication au niveau politique le plus élevé pour gérer au mieux le cas de la Côte d’Ivoire et du Ghana qui ont signé ou paraphé des accords intérimaires en vue de préserver les acquis en matière de d’intégration régionale. L’objectif déclaré des Ape est de promouvoir l’intégration progressive et harmonieuse des pays de l’Acp dans l’économie mondiale, tout en encourageant leur développement durable et en contribuant à l’éradication de la pauvreté dans ces pays, a noté pour sa part, le directeur de Cabinet du ministre du commerce, Ismaïla Diop.
En tant qu’accord global, les Ape envisagent que la libéralisation du commerce des produits s’accompagne, entre autres, de la libéralisation du commerce des services et de celle de l’investissement, de la facilitation des échanges, du respect des droits de propriétés intellectuelles, d’un système de préférences généralisé et de l’élimination des barrières techniques au commerce.
Mamadou SY |