Les pays de l’espace Cedeao ne vont pas signer les Accords de partenariats économiques (Ape) à la fin de ce mois d’octobre. L’information est donnée par Alfred Braimah, directeur du secteur privé de l’institution régionale. Il s’exprimait à l’occasion de la cérémonie de clôture du séminaire de validation des indicateurs relatifs au climat des affaires et de sensibilisation sur le processus de certification de la qualité dans l’espace Cedeao. « Des progrès importants sont faits. Nous sommes sur la bonne voie et nous allons signer les Ape », a-t-il dit non sans préciser que « il faut encore du temps pour tout peaufiner ». De son point de vue, « il y a encore des problèmes à résoudre ». Il a tenu à souligner que « La Cedeao ne signera que lorsque tous les points noirs seront examinés ». Sur la date exacte de la signature, il a laissé entendre « vers le début de l’année prochaine ».
Entre autres recommandations ressorties de ce séminaire, il y a la mise en place d’un organisme régional d’harmonisation et de coordination des activités de normalisation, la consolidation des acquis du Programme qualité de l’Uemoa, l’harmonisation des standards nationaux, ou encore, la prise en compte des spécificités régionales dans la détermination de ces standards. Pour Mamadou Makhtar Guèye, directeur de l’intégration économique africaine, responsable de la cellule nationale Cedeao, il s’agit de « veiller rigoureusement au suivi et d’assurer la sensibilisation des différentes parties prenantes sur le processus de certification et ses enjeux ». A l’en croire, « la région ne saurait faire face à la concurrence en vue, en l’absence d’un dispositif cohérent en matière de certification de la qualité ». C’est, soutient-il, un « gage d’avantages concurrentiels certains pour nos unités de production d’une part, de satisfaction et de protection assurées pour nos consommateurs, d’autre part ».
Aly DIOUF |