Accroître les revenues des producteurs de 30 à 50% et améliorer durablement la production cotonnière restent les objectifs visés par le projet de la lutte phytosanitaire sur seuil de variété performante, qui vient d’être lancé à Tambacounda.
Pour l’atteinte une production cotonnière durable au Sénégal, un important projet de lutte phytosanitaire financé par le Fonds national de recherche agricole et agro-alimentaire (Fnraa), à hauteur de 75 millions de Fcfa, vient d’être lancé par la Sodefitex et ses partenaires historiques, l’Institut sénégalais de recherche agricole (Isra) et la Fédération nationale de producteurs de coton (Fnpc).
La Sodefitex met un apport de 82 millions de Fcfa, qui permettra de mobiliser 500 relais techniques, superviseurs et cadres techniques.
Pour le directeur général de la Sodefitex, c’est un projet de diffusion d’acquis de la recherche sur le traitement insecticide et l’introduction de variétés améliorées de semences de coton pour un développement durable. Il s’agit de mettre fin aux traitements calendaires et systématiques tous les quatorze jours depuis la première fleur.
Le seuil de parasitisme et le parasite concerné restent les paramètres déterminants pour le traitement phytosanitaire par les contonculteurs expérimentés.
Le ciblage de l’intervention permet, selon Bachir Diop, de protéger l’environnement et d’accroître les revenus des producteurs qui soufrent depuis plus de sept ans des renchérissements des intrants et de la baisse des cours mondiaux du coton.
Pour Samba Sall du Fnraa, c’est l’un des quatre protocoles en vigueur avec la Sodefitex concernant des innovations agricoles de diffusion des acquis de la recherche pour une meilleure productivité de l’agriculture.
Au nom de l’Isra, Issa Seydi estime que le projet issu de ce partenariat rentre dans le cadre de l’amélioration des cultures de rente et des céréales que son institution a mis en oeuvre pour le développement durable de l’agriculture.
Pour sa part, au nom des producteurs de la Fnpc, Ablaye Sabaly a salué l’appui à la filière cotonnière dans sa politique de réduction du coût de production et d’amélioration de la qualité du coton.
Pour le coordonnateur du projet, Abdoulaye Ndour, le coton reste la plante la plus parasitée et le producteur dépense plus de 30 a 50% de ses intrants en produits phytosanitaires.
Donc, la diffusion de la recherche adaptée aux conditions agroclimatiques, dans le cadre du respect de l’environnement et de la lutte contre la pauvreté, va permettre la restauration de la confiance des contonculteurs qui avaient tendance à quitter cette spéculation. Sur ce financement de 75 millions, la Sodefitex a déployé ses agents et quelques 500 relais techniques agricoles et techniciens pour la vulgarisation, dira en substance M. Ndour.
Pape Demba SIDIBE |