Paris, 10ème arrondissement. Au lycée Jules-Siegfried, une chaise vide trône au milieu de la cour, symbolisant l’absence de Nanette Alanhi-Bangofa. Elle ne sera retirée qu’au retour de cette jeune Congolaise de 19 ans, expulsée de France le 21 octobre dernier. Alors qu’elle se rend comme à son habitude au lycée, elle se fait contrôler, près de la Gare du Nord, par la police. Nanette, dont le père est décédé, n’a pas le temps de prévenir sa mère et elle se retrouve dans le premier avion direction Brazzaville, au Congo, quelques heures seulement après son arrestation et avec pour seul bagage, son sac de cours... Un pays où elle n’a aucun lien familial. Cette reconduite à la frontière a suscité immédiatement une forte polémique. Depuis, la jeune fille est désemparée et ne cesse de répéter que ce n’est pas un « départ volontaire » mais qu’on la bien renvoyée de force. Au contraire, le ministre de l’Immigration, Eric Besson assure, lui, que « la jeune fille est rentrée de son plein gré dans son pays d’origine ».
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