Palais de Justice de Dakar (actuel Ministère des Affaires Etrangères)
Edition du Jeudi 02 Septembre 2010
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STATUT DU JOURNALISTE, FINANCEMENT DES MÉDIATS,CADRE JURIDIQUE, PRESSE EN LIGNE : Comprendre le nouveau Code de la Presse
Jusqu’à présent, c’est la loi 96-04 qui régule la presse sénégalaise. Etat, journalistes, techniciens, patrons de presse, juristes, société civile et parlementaires sont maintenant conscients du caractère désuet de ce texte. Celui-ci ne prend pas en compte toutes les préoccupations des journalistes et des entreprises de presse, de manière générale.
 
MONUMENT DE LA RENAISSANCE : Voyage dans la Mamelle du Souvenir
Du pied au sommet de l’une des Mamelles de Ouakam, le Monument de la Renaissance se nourrit du bon lait du souvenir. Un homme, son épouse et son enfant tendent la main à la postérité, les pieds bien ancrés dans un passé portant la douleur de leur condition mais qui est une merveilleuse ouverture vers la postérité et un monde nouveau.
 
CÉRÉMONIE DE LANCEMENT DE L’INITIATIVE UN ÉTUDIANT-UN LIVRE - DISCOURS DE LA CONSTRUCTION : Réunir les États généraux des BTP
« Autour de la problématique de la construction », c’est ainsi que le présentateur de l’émission « Le Débat » à la Rts, M. Oumar Seck, a campé le riche plateau qui s’est penché sur le livre de l’ingénieur en génie civil.
 
CÉRÉMONIE DE LANCEMENT DE L’INITIATIVE UN ÉTUDIANT-UN LIVRE - AMADOU WILLIER, PDG DE WILLIER-INGÉNIERIE : « L’auteur est un symbole pour la construction »
Etabli en France, ce chef d’entreprise né à Diourbel a rencontré Allé Diouf alors qu’ils fréquentaient l’Ecole supérieure de technologie (Ensut) ex-Iut. Ancien chef de service construction au Bureau de Contrôle APAVE, il revient ici sur l’attachement de l’auteur à la compétence, à la qualité et à l’organisation du secteur, pour une durabilité des ouvrages.
 
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T E R R O I R S
Notre supplément sur les régions du Sénégal.

ECOVISION : Quelles alternatives au pétrole ?
 

L’ère du pétrole tire inexorablement à sa fin, concomitamment au renchérissement continu des cours du brut et de l’électricité qu’il sert notamment à produire. Sur tous les continents, on s’active à lui trouver des énergies alternatives. L’Afrique n’est certes pas mal lotie, puisqu’elle détient, dans ses réserves naturelles et dans son environnement, une somme d’énergies renouvelables qui, potentiellement, représentent mille fois ses besoins en la matière. Le paradoxe est que quelque 600 millions de personnes vivant sous nos cieux, autrement dit, trois Africains sur quatre, n’ont pas accès à l’électricité. Et si rien n’est fait pour tirer profit des ressources éolienne, hydraulique, géothermique, marémotrice et nucléaire dont le continent regorge en abondance, cette exclusion sera encore plus grande et préjudiciable à la difficile quête de développement dans cette partie du monde.

L’Afrique, qui a toujours exporté ses ressources énergétiques fossiles plutôt que de les valoriser in situ pour son propre développement, est encore dubitative sur la marche à suivre, sans doute parce que les moyens financiers colossaux requis sont difficiles à mobiliser. Pendant ce temps, un pays comme l’Allemagne, très en pointe pour tout ce qui touche à l’énergie verte, entend exploiter au maximum l’immense « gisement solaire » du Sahara. Par le biais du pharaonique projet Desertec, elle compte couvrir pas moins de 15% de sa demande nationale en électricité, pour un investissement de l’ordre de 400 milliards d’euros (262.383 milliards de FCfa) sur quarante ans. La question qui se pose est de savoir si les Africains vont laisser faire, accepter que l’on pompe leur énergie solaire par le canal d’une usine et d’un réseau exclusivement tournés sur l’Europe, sans exiger en retour d’y être branchés comme il se doit. Le solaire doit nécessairement profiter aux économies et aux peuples d’Afrique. Il ne faut pas s’en cacher, les promoteurs de Desertec sont loin d’être de bons samaritains. Il faudra négocier ferme, dans le sens de l’intérêt bien compris du continent.

Le solaire est une énergie d’avenir, quasiment inépuisable...jusqu’à l’extinction du soleil. Les conclusions d’une étude du Centre aérospatial allemand montrent que les centrales solaires installés dans les régions désertiques pourront couvrir, dans le demi-siècle prochain, plus de la moitié des besoins de l’Europe, du Moyen-Orient, et de l’Afrique du Nord, et à un coût bien moindre que celui de l’énergie électrique produite de nos jours à partir de ressources fossiles. Et, pour couvrir les besoins mondiaux actuels en électricité qui sont annuellement de 18.000 TWh, il suffirait d’équiper seulement trois millièmes des 40 millions de km2 des surfaces désertiques de la planète en centrales thermiques solaires dotées de champs de capteurs paraboliques ou de collecteurs.

Pour leur gouverne, les Africains ont tout intérêt à faire valoir leurs droits relatifs à l’exploitation du potentiel solaire du Sahara, mais également et surtout de concrétiser cet autre projet qui leur est propre : le barrage hydroélectrique du « Grand Inga », sur le Congo, le fleuve le plus long et tumultueux du continent. A elle toute seule, cette gigantesque station, mise en perspective depuis des années, pourrait produire et fournir 40.000 MW. A plein régime, cette centrale permettrait de produire près de 315 TWh par an, soit assez d’électricité pour alimenter 400 millions de personnes en Afrique. L’on peut affirmer sans se tromper que « Grand Inga » constitue une opportunité de premier ordre pour l’indépendance et la prospérité économique du continent. Qui plus est, le coût de production standard du KWh hydroélectrique est deux fois plus faible que la même quantité d’énergie générée, dans la conjoncture présente, à partir du charbon ou du fuel, et encore trois fois moins quand il résulte du nucléaire.

Le nucléaire n’est cependant pas une alternative à exclure, surtout quand le coût de production entre en jeu. Celui pour produire un KW d’électricité est de 13 centimes d’euros (85 FCfa) sur le continent africain, alors qu’il se situe entre 4,6 et 7,65 centimes d’euro (30 et 50 FCfa) pour la même quantité d’énergie générée par les centrales nucléaires de nouvelle génération, selon les calculs la française d’Edf et de l’organisation américaine Keystone center, spécialisée dans les questions nucléaires.

Mais une centrale nucléaire coûte plus que les yeux de la tête. L’on apprend que pour une centrale capable de produire 1.600 MW, ce n’est pas moins de 3 milliards d’euros (1.969 milliards de FCfa) qu’il faudrait investir pour la réaliser. Ensuite, c’est un domaine à très haut risque dont on craint beaucoup quant à son implantation et son développement sur un continent où l’on peine à assurer l’entretien et le bon fonctionnement des centrales thermiques.

Mais qu’à cela ne tienne, en Afrique du nord, comme au sud du Sahara, l’on est de plus en plus demandeur de nucléaire. Le programme Initiative régionale pour l’énergie durable (Ired) de l’Uemoa dont la mise en œuvre permettrait de doter la région de capacités supplémentaires de production, de transport et de distribution d’énergie, inclut l’acquisition et la mise en exploitation, non seulement de centrales solaires, mais également et surtout d’une centrale nucléaire de 1000 MW, entre 2025 et 2030.

L’énergie nucléaire ne pourrait en réalité qu’être une solution transitoire, dans la mesure où l’uranium qui sert à la produire est un combustible qui va s’épuiser en même temps que le pétrole. Dans ces conditions, et pour se prémunir des risques inhérents au fonctionnement d’une centrale sur le sol africain, au voisinage des populations, le mieux serait de faire recours aux bateaux - centrales électronucléaires que propose le consortium russe « Energoatom ». Installées bien au large des villes qu’elles approvisionnent en énergie, ces unités de production ont, selon leur constructeur, chacune un réacteur d’une puissance installée de 35 mégawatts et une puissance de chauffage de 140 giga calories. Il s’agirait de structures pouvant résister au choc d’un avion qui crasherait dessus. Leur durée potentielle d’utilisation est d’environ 40 ans. Autonomes, ces bateaux-centrales électronucléaires répondraient à toutes exigences écologiques, leurs utilisateurs n’ayant pas de problème concernant la récupération et le traitement des déchets radioactifs. Avec toutes les garanties du constructeur qui compte en réaliser au moins sept d’ici à 2015. Ils seront probablement très demandés dans les régions comme la nôtre, fortement déficitaires et où les ménages, les entreprises et d’ambitieux projets de développement requièrent une alimentation dense, régulière et la moins onéreuse possible en énergie électrique.

PAR Amadou FALL

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