La Direction de la Protection des Végétaux (DPV) vient de livrer son premier rapport bilan pour les régions Nord, présentement sous la menace d’un péril ailé. En effet, le mange-mil « quéléa-quéléa » menace la riche moisson de riz sauvage. Selon M. Ibrahima Diop, chef de service régional de la DPV, des dispositions avaient été prises au mois de mai, après l’identification des zones de reproduction dans le département de Dagana « où d’importantes concentrations venant de la Mauritanie ont été constatées ». Selon M. Diop, « les quéléa- quéléa ont colonisé les canaux de drainage dont le biotope est constitué de Typha australis ». Par contre, dans le département de Podor, on les retrouve sur le biotope composé de Balanites aegyptiaca (sump). Dans le Delta du fleuve Sénégal, les opérations de lutte avaient été effectuées à la dérive, alors que dans le Podor, les traitements l’ont été directement sur les dortoirs. « Un traitement sur le quéléa-quéléa révèle au moins 80 % de mortalité ». Mais cet effort semble sans effet, feront remarquer les producteurs de Matam. La menace est double, car, en plus du quéléa-quéléa, ils ont le moineau doré dans le dieri où il ravage les cultures sous pluie. Aussi, les techniciens de la base de Nianga ont-ils proposé à leur tutelle un traitement aérien, en plus du traitement terrestre. « Il est ainsi prévu deux mois de prospection et de traitement pour la période du 01 novembre au 31 décembre »
A. D.NIANG |