Les grands travaux du pont Faidherbe ont démarré mercredi et vont s’achever le 15 mars 2010. Ils ont comme conséquence des embouteillages monstres pour l’accès à l’île, au sujet desquels Mor Guèye Gaye, chef de l’agence autonome des travaux routiers (AATR), annonce des mesures d’accompagnement, comme des bateaux pour le transport des populations.
Depuis quatre jours, Saint-Louis est en proie à des bouchons monstres. Car, suite au démarrage des grands travaux du pont Faidherbe, les usagers qui prenaient dix minutes ou un quart d’heure pour arriver dans l’île, passent des heures pour effectuer un aller et retour. Prévus pour s’achever le 15 mars 2010, ces travaux signifient au moins cinq mois de calvaire pour les usagers qui l’empruntent tous les jours. Conscient que ces problèmes d’embouteillage risquent de s’amplifier, M. Gaye s’est voulu rassurant. « C’est évident qu’il y aura des perturbations mais nous allons tout faire pour améliorer la mobilité des usagers », a-t-il souligné. La circulation sera perturbée pendant cinq mois et Mor Guèye Gaye a invité les populations à faire preuve de patience, car l’objectif est de construire le plus beau pont de l’Afrique occidentale et même du monde. « Nous avons pris des mesures d’accompagnement très objectives. Nous allons mettre des bateaux pour la mobilité des Saint-louisiens », a-t-il précisé. Ce projet de réhabilitation lourde du pont Faidherbe qui devait durer 3 ans et dont les travaux, co-financés par l’Agence française de développement et l’Etat du Sénégal (qui intervient à hauteur de 7,3 millions d’euros), consistent en des travaux d’urgence d’entretien de la surface très endommagée du pont, des travaux de protection des fondations des piles, nécessaires pour éviter les risques d’affouillement liés aux courants marins, de réhabilitation lourde de la structure métallique du pont, qui doit toucher les 2 travées les moins dégradées et la rénovation à l’identique pour les 5 autres travées, la réhabilitation et la modernisation du mécanisme de la travée tournante, qui permettra de rendre le fleuve à nouveau navigable et aussi la protection anti-corrosion de l’ensemble de l’ouvrage.
Samba Oumar Fall |