Le ministre d’Etat, ministre des Mines, de l’Industries, de la Transformation alimentaire des produits agricoles et des Pme a fait, hier, le point sur la production de l’or au Sénégal. Me Ousmane Ngom qui défendait son projet de budget est revenu sur les projets de son département ministériel, suscitant ainsi l’espoir de plus d’un. Selon le ministre d’Etat, 241 lingots sortis de Sabodala.
C’est à l’unanimité que les députés ont adopté le projet de budget du ministre des Mines, de l’Industries, de la Transformation alimentaire des produits agricoles e des Pme. Pour la gestion 2010, il est arrêté à la somme de 14.228.740.000 F.CFA contre 13.845.780880 F.CFA pour la gestion en cours. Avant le vote du budget de son département, Me Ousmane Ngom est revenu notamment sur la production d’or. A la date du 4 novembre 2009, soutient le ministre, ce sont 241 lingots et 4 tonnes d’or qui sont sortis de la mine de Sabodala. Ainsi donc, cette mine a permis la création de 600 emplois directs, 1.500 indirects et la distribution de 4 milliards de F.CFA de salaires à des nationaux. Le chiffre d’affaire est de 60 milliards de F.CFA et l’Etat va empocher chaque année 8 milliards jusqu’à la sixième année où ce montant sera de 18 milliards.
Par ailleurs, Sabodala met annuellement 200 millions dans le volet social, mais l’innovation qu’apporte le Code minier est la création d’un fonds d’appui et de péréquation des collectivités locales et un fonds de réhabilitation des sites miniers. Ces deux fonds sont logés à la Caisse de Dépôts et de Consignation. Ils vont servir au financement de toutes les collectivités locales et la réhabilitation des sites miniers. Le ministre a aussi annoncé l’ouverture de deux autres mines par Oromin et Rangold ainsi que la formation des orpailleurs traditionnels dans le cadre du Programme d’appui au secteur minier (Pasmi) de même que l’ouverture de comptoirs.
La Firme Mdl qui a réalisé la mine de Sabodala va aussi exploiter le zircon et le titane de la Grande côte. Le projet, informe le ministre, est en bonne voie et la production est prévue à l’horizon 2012. Le contrat d’une durée de 25 ans va nécessiter l’investissement de 90 milliards de F.CFA. Il permettra la création de 1.600 emplois.
Le projet de fer de la Falémé, souligne le ministre, est retardé par la crise financière internationale. Les réserves de fer de la Falémé sont estimées à 750 millions de tonnes. « Arcelor Mittal est toujours là et tient beaucoup au projet, même s’il y a d’autres partenaires », a précisé Me Ousmane Ngom, selon qui, le projet s’est ouvert à d’autres partenaires.
Faire des capitales régionales des zones économiques
Répondant à une question du député Chérif El Valid Diop sur la question de la tourbe, le ministre a annoncé le démarrage de l’exploitation en 2010. La carbonisation sera faite grâce au soutien des brésiliens, souligne le ministre d’Etat. Il est prévu la mise en place d’un réseau de distribution ainsi que 500 fours spéciaux. Le potentiel du Sénégal dans ce domaine est de 52 millions de mètres cubes de tourbes. Les autorités tablent sur une production de 52 milles tonnes par an. Avec les briquettes en coques d’arachide, soutient le ministre, notre économie sera davantage compétitive.
Toujours dans le domaine des mines, le Sénégal annonce le ministre va très prochainement signer un accord avec des partenaires pour la production de verre à partir du sable extra siliceux, répondant à une question du député Lamine Thiam. Dans ce domaine, la production journalière est estimée à 600 milles pièces par jour et 39 millions de tonnes par an.
Me Ousmane Ngom est aussi revenu sur les phosphates notamment ceux de Matam jugés de bonne qualité. Dans ce secteur, les potentialités du Sénégal sont estimées à 1 milliard de tonnes ce qui le place dans le top 5 des producteurs. Ainsi, comme le veut la nouvelle politique économique, la région nord va devenir un pôle agro industriel. L’objectif du gouvernement, note le ministre d’Etat, est de transformer les capitales régionales en zones économiques, en fonction de leurs potentialités. Thiès sera la capitale industrielle, Kédougou celle minière, la Petite Côte, halieutique...
Dans le cadre de l’implantation des plateformes multifonctionnelles, il est prévu en partenariat avec le Pnud et la Fondation Bill et Melinda Gates 1.000 unités entre 2012 et 2013 pour la couverture de l’ensemble du territoire national. Il est aussi prévu la fourniture de 500 mini-usines et des boulangeries de transformation de la farine composée pour la fabrication de pain enrichi. Des réalisations rendu possible grâce aussi à l’Ita qui donne de la valeur ajoutée aux produits locaux.
Aly DIOUF |