Un séminaire de trois jours sur le thème : « Mesurer et évaluer les performances du secteur de l’Education à partir d’indicateurs ciblés » a été ouvert, avant-hier, à Dakar.
Il regroupe les Partenaires techniques et financiers (Ptf), organisations syndicales et responsables du ministère de l’Education. Pendant 72 heures, ces acteurs de l’école vont évaluer l’année scolaire passée et faire le point sur la rentrée 2009-2010. Il s’agira surtout pour les séminaristes « de mettre l’accent sur les difficultés rencontrées », tout en précisant les « mesures correctives initiées ou à entreprendre », afin de garantir l’atteinte des résultats escomptés d’ici la fin de l’année.
La pertinence d’un tel exercice, a expliqué le Secrétaire général du ministère de l’Enseignement élémentaire, de l’Elémentaire, du Moyen secondaire et des Langues nationales, s’insère dans le cadre du nouveau paradigme de la gestion axée sur les résultats. Celle-ci, rappelle Mafakha Touré, est une réponse aux exigences de la transparence, du travail en équipe, de l’apprentissage dans l’intervention, de la participation citoyenne et de la responsabilité.
« Suivre les actions planifiées, évaluer les performances, déceler les limites de nos stratégies et enfin s’engager individuellement et collectivement à prendre à bras le corps nos insuffisances jusqu’à la limite objective de nos possibilités », a laissé entendre le Sg du ministère de l’Education, réaffirmant l’engagement du gouvernement à instaurer la culture de la performance à tous les niveaux.
Depuis 2008, a-t-il dit, l’option prise, dans le secteur, est de promouvoir la Gestion axée sur les résultats (Gar). Selon Mafakha Touré, la mise en place du logiciel Sysgar, qui intègre les principaux outils de la planification/programmation entre dans cette volonté de l’Etat d’améliorer l’efficacité et l’efficience du Pdef à tous les niveaux.
« L’instauration de la culture du suivi-évaluation est une obligation pour un système qui veut être à l’avant-garde du développement », a encore soutenu M. Touré, estimant que le système éducatif sénégalais, malgré quelques difficultés, est en train de progresser de manière « admirable ».
Abdoulaye DIALLO |