Consolidation des acquis enregistrés en matière de réalisations de politiques de développement des statistiques et de l’expertise africaine par le biais des échanges fructueuses, tel est l’objet du 5e Symposium sur le développement de la statistique en Afrique (Assd),
Selon le directeur de Cabinet du Premier ministre, M. Ali Ciré Ba qui a présidé l’ouverture du 5ème Assd sur le thème : « Technologies de l’information et de la communication dans la diffusion des données : rapprocher producteurs et utilisateurs dans la série des recensements de la population et de l’habitat des années 2010 », les réflexions devront contribuer à la consolidation des acquis enregistrés en matière de réalisations de politiques de développement des statistiques et de l’expertise africaine par le biais d’échanges fructueux. M. Bâ qui avait à côté, des directeurs généraux des instituts nationaux de statistiques africains, plusieurs experts de très haut niveau, estime que cette rencontre devra non seulement contribuer à renforcer l’analyse de l’information économique et financière, mais aussi faciliter des échanges d’expériences entre partenaires afin de permettre aux systèmes statistiques nationaux d’être de véritables outils de développement économique et social. Les 113 structures membres du Système Statistique National sénégalais ont contribué à la réussite de cette rencontre qui devait réunir près de 350 participants, avec à la tête de chaque délégation africaine le Directeur de l’institut national chargé de la statistique, accompagné d’un professionnel spécialisé en TIC et du responsable des recensements.
Les chantiers de la statistique au Sénégal
Le Directeur général de l’Ansd, M. Babacar Fall, a salué cette rencontre d’échanges entre experts africains de la statistique à Dakar, dont le thème est, selon lui, d’une grande pertinence et d’une grande actualité au regard des préoccupations des populations du continents, confrontées à des problèmes de développement. La solution aux besoins exprimés des populations requiert la disposition d’informations fiables à partir desquelles une décision motivée peut être prise pour l’atteinte des Omd, a dit M. Fall.
Le Symposium se tient une journée après la réunion du consortium Paris 21 présidé par le chef de l’Etat sénégalais, Me Abdoulaye Wade qui a exhorté « les statisticiens africains à oeuvrer à la mise en place de sous-systèmes statistiques sur la Bonne gouvernance. ». Me Wade y a fait la corrélation entre les statistiques et la crise financière internationale, pour ainsi « demander aux statisticiens de fournir des données nécessaires pour fonder et suivre des stratégies et des politiques permettant de prévenir certaines crises ou au moins atténuer leur impact. » Ce jeudi, le représentant du Premier ministre a félicité les organisateurs pour la clarté du thème proposé cette année et a exhorté les participants à prendre en compte la diversité des préoccupations des pays et à harmoniser leurs approches. Le Sénégal, a-t-il souligné, a entrepris depuis 5 ans, une réflexion en profondeur sur les statistiques nationales, en procédant à des réformes du secteur pour l’adapter au contexte national et international (création de l’Ansd, de l’Ecole nationale des statistiques, de la Dpee, entre autres). Le président de Assd et, par ailleurs, directeur des statistiques de l’Afrique du Sud, M. Pali Lahohla, ainsi que le représentant du président de la Commission de l’Union africaine se sont réjouis de l’organisation de ce 5e symposium qui est une occasion pour les participants d’échanger leurs vues sur la problématique de développement de statistiques en Afrique, mais aussi de proposer des solutions capables de doter nos pays de systèmes de données statistiques fiables et efficaces.
Mamadou SY |