L’ambassadeur de France au Sénégal, Jean Christophe Rufin, nouvellement reçu à l’Académie française, a laissé entendre que le prix Goncourt 2009 remporté par la Franco-Sénégalaise Marie Ndiaye ne représente pas une reconnaissance de la minorité visible de l’Hexagone, estimant que le jury a surtout voulu récompenser la qualité du roman primé. A la question de savoir si l’édition 2009 du prix Goncourt, notamment revenu à Marie Ndiaye, est une reconnaissance de la minorité visible de la société française, le diplomate français a répondu : « Je ne crois pas ». Dans le cas de Marie Ndiaye, « c’est vraiment la qualité de son ouvrage (Trois femmes puissantes, Ndr) qui justifie le choix du jury du Goncourt », a-t-il estimé dans une interview publiée dans l’édition de vendredi du quotidien sénégalais Kotch et repris par l’Aps. Selon Jean Christophe Rufin, « c’est surtout l’attitude des médias qui a changé au moment de l’attribution du prix à Marie Ndiaye. On en a beaucoup parlé parce que c’était une femme issue de l’immigration ».
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