Plus de 7 milliards de FCfa seront injectés à Diourbel et Kaffrine dans le domaine de l’alphabétisation, de la scolarisation des enfants et du développement d’activités génératrices de revenus dans la période 2009-2013. Ce sera à travers un programme co-financé par l’Etat du Sénégal et le Banque islamique de développement (Bid).
Le gouvernement du Sénégal et le fonds islamique de la de la Banque islamique de développement (Bid) vont injecter 7.376.897.000 Fcfa dans les régions de Diourbel et Kaffrine à travers le Programme d’alphabétisation et d’apprentissage de métiers pour la lutte contre la pauvreté (Palam/Volip). La révélation a été faite hier par la coordonnatrice du Palam, Mme Khady Fall Ndiaye, lors d’un atelier de partage sur les stratégies de mise en œuvre de ce programme. Le but visé à travers le projet est de « contribuer à la réduction de la pauvreté au sein des populations rurales et féminines en priorité par l’accès à une alphabétisation fonctionnelle centrée sur les compétences et aux services de micro finance favorisant l’auto développement ».
Il est attendu du projet, la scolarisation 8.000 enfants de 9 à 15 ans déscolarisés précoces, des « daaras », ou non scolarisés dont 65 % de filles fréquentent une Ecole communautaire de base (Ecb) d’ici 2013.
18 communautés rurales des deux régions sont ciblées.
Le projet envisage de former 3.000 jeunes adultes de 16 à 24 ans dans différents corps de métiers porteurs. Le Palam vise également l’alphabétisation pour 10.000 femmes travailleuses analphabètes âgées de 24 à 49 ans afin d’améliorer leurs compétences techniques et leurs revenus et la formation d’au moins 50 % des jeunes, adultes et femmes en activité pour leur faciliter l’accès à la micro finance, selon la coordonnatrice.
La réussite du projet permettrait à d’autres pays de bénéficier de l’appui de la Bid, selon la coordonnatrice. La contribution du gouvernement du Sénégal s’élève à 1.811.072.000 de FCfa.
Le directeur de Cabinet du ministre de la Famille, de la Sécurité alimentaire, de l’Entreprenariat féminin, de la Micro finance et de la Petite enfance, Ciré Lô, qui a présidé les travaux, a exhorté les responsables du projet à impulser un processus d’auto-développement dans les régions ciblées afin de permettre d’autres expériences dans d’autres localités du pays.
Babacar DIONE |