Les journées du marché financier de l’Uemoa se sont ouvertes hier au Méridien Président. Une occasion pour le Conseil régional de l’épargne publique (CREPMF) de cette institution de décliner les réformes engagées à l’heure où la BRVM conforte sa place de la 5ème bourse africaine.
« Plus de 746 milliards en emprunts obligataires d’Etat et 2788 milliards en bons et obligations du Trésor », tels sont les résultats appréciables réalisés par la BRVM depuis sa création en 1998, selon Mme Néné Mboup Dieng, Directeur de cabinet du ministre de l’Economie et des Finances du Sénégal. Elle ouvrait les travaux des « Journées du marché financier régional (MFR) de l’Uemoa », au nom du Ministre d’Etat Abdoulaye Diop. Un événement phare du Conseil régional de l’épargne publique et des marchés financiers (CREPMF) de cette institution, en collaboration avec la Bourse des valeurs mobilières (BRVM) qui voit la participation des plus hautes autorités des compagnies d’assurances, des banques, des caisses de sécurité sociale et des caisses de retraite, c’est-à-dire, les principaux investisseurs du marché boursier ouest-aficain. Après le secrétaire général du CREPMF qui a souhaité la bienvenue aux délégués, le Président Léné Segbo a salué le soutien de l’Agence canadienne pour le développement international (Acdi), de l’Agence française de développement (Afd), de la Banque mondiale et de la Banque africaine de développement (Bad), au renforcement de l’assistance technique du Conseil régional, permettant la formation des acteurs, l’achèvement des études spécifiques et la mise en place de l’autorité de régulation du MFR. Selon lui, les journées de Dakar se tiennent au moment où le Conseil est engagé dans une série de réformes, après avoir fait le bilan des évolutions récentes au plan mondial. M. Segbo cite le système de cotation financière pour lever l’écueil des garanties, la création en cours d’un marché hypothécaire pour financer l’habitat, l’étude menée sur les coûts de l’accès au marché et la prise d’une directive visant l’harmonisation et l’adoption d’une fiscalité incitative. Estimant que le MFR demeure un marché d’endettement, il a surtout mis l’accent sur l’importance de cet instrument de financement de nos économies, fondé sur la réputation et la crédibilité. Sans oublier la revue des textes réglementaires, afin « que chacun connaisse ses droits et devoirs », ajoute le Président Léné Segbo. Mme Dieng a, quant à elle, rappelé le contexte de crise qui avait réuni les Chefs d’Etat et de gouvernement à Ouagadougou, en mars, pour saluer la décision du CREPMF de se pencher sur les enseignements qui peuvent en être tirés lors de cette rencontre. Reconnaissant la contribution du marché financier à l’apurement de la dette intérieure des pays membres, elle a appelé les participants à la réflexion sur un mécanisme de financement des Pme/Pmi. Mme Néné Mboup Dieng a indiqué que les Etats avaient déjà levé en 2009, 107 milliards de FCFA. L’exposition dans le hall du Méridien a donné un cachet particulier à cet événement, avec la présence remarquée d’Ecobank Transnational Incorporated, la 1ère capitalisation boursière de la BRVM, la Sonatel, une vedette de la BRVM, du Port autonome de Dakar (Pad) qui a financé plusieurs de ses projets avec des emprunts sur le MFR, de CGF bourse et de l’Association des sociétés professionnelles de gestion et d’intermédiation (ASPGI).
Fara SAMBE |