Le rapport annuel de la Direction de la prévention et des études économiques (Dpee) table sur un retour à la normale de l’inflation et une consommation finale de 3,1 %.
Pour les emplois du Pib, la consommation finale devrait croître à un rythme de 3,1 % représentant ainsi 93,9 % du Bip soit un taux d’épargne intérieur de 6,1 %. Légèrement mieux que les 4,9 % notés en 2009. Selon le rapport annuel de la Dpee, la demande intérieure devrait également progresser de 3,7 % contre 1,6 % en 2009 notamment grâce à l’investissement (public et privé). Quant à la demande extérieure, les exportations et les importations de biens et services devraient respectivement progresser de 8,2 % et 3,9 %. En 2010, on devrait également assister à un retour à la normale de l’inflation. Cependant, des risques d’une inflation forte ne sont pas à exclure. Sous l’hypothèse d’une reprise plus rapide que prévue de l’activité économique mondiale qui pourrait conduire à un rebondissement des cours des matières premières et des denrées de première nécessité. Le rapport de la Dpee note également une contraction des recettes fiscales au cours de l’année 2009. Mais la reprise escomptée de l’activité économique devrait permettre un recouvrement satisfaisant des recettes. Ainsi, les recettes budgétaires sont projetées à 1242 milliards de Fcfa contre 1160 milliards en 2009, soit une augmentation de 7,1 % grâce notamment à la bonne tenue des impôts sur les revenus et les taxes intérieures. Les recettes fiscales attendues en 2010 sont, elles, estimées à 1199 milliards contre 1124 milliards en 2009, soit une progression de 6,7 % en valeur relative essentiellement à la faveur du bon niveau de recouvrement des impôts directs et de la Tva intérieure. La pression fiscale reste, donc, au dessus du plancher communautaire fixé à 17 %.
Seydou KA |