Richard Toll a abrité les 29 et 30 décembre, un atelier sur « l’agriculture familiale face aux biocarburants : quels enjeux pour la sécurité alimentaire et les zones humides au Sénégal ? ». Selon Fatou Mbaye, chargée de programme biocarburant à Action Aid Sénégal et coordonnatrice de la coalition de la société civile sur les agro carburants, l’atelier a permis de partager avec les communautés de base, les acteurs, la société civile, les services techniques de l’Etat et les différents partenaires, les résultats des études menées sur les agro carburants et la sécurité alimentaire mais aussi sur leur impact dans les zones humides au Sénégal. Le choix de l’agriculture familiale répondant, selon Mme Mbaye, au constat qu’elle constitue la base de la production vivrière. « Avec l’avènement des agro carburants au Sénégal, nous avions vu qu’il y a risque par rapport à la conversion des terres agricoles et cela risque d’impacter sur la sécurité alimentaire et sur l’environnement ». Elle a déploré la grande ruée vers les terres pour le développement industriel des agro carburants et estime qu’avec ce grand rush, « ce sera au détriment de la culture vivrière. » Toutefois, elle estime que « si on se réserve de cultiver sur des superficies très réduites au niveau local, la sécurité alimentaire ne sera pas menacée. »
S. O. Fall |