Le Conseil national de concertation et de coopération des ruraux (Cncr) a rencontré samedi, la presse, pour faire le point sur plusieurs questions liées notamment à la situation agricole, de la syndicalisation et de son boycott de la cérémonie de clôture de la table ronde nationale sur le financement du Programme national d’investissement agricole (PNIA).
Le président du Conseil national de concertation et de coopération des ruraux (CNCR), Samba Guèye, a invité samedi le gouvernement à respecter les principes de base de la politique définie par les organisations paysannes. ‘’La reconnaissance et le respect de l’autorité de l’Etat pour la définition des politiques agricoles figurent en première ligne de ces principes qui fondent nos actions’’, a expliqué Samba Guèye lors d’une conférence de presse.
La rencontre avec la presse fait suite au boycott du CNCR de la cérémonie de clôture de la table ronde nationale sur le financement du Programme national d’investissement agricole (PNIA), présidée par le Premier ministre.
Il a également relevé que l’acceptation de l’intégrité et de l’autonomie des fédérations membres du CNCR et la reconnaissance de l’existence d’autres acteurs dans l’arène du développement rural sont parties intégrantes de ces principes. ‘’Les ruraux assument eux-mêmes leur propre destinée’’, a souligné M. Guèye, indiquant que ‘’tout porte à croire qu’on veut nous imposer une organisation virtuelle qui ne peut prétendre représenter le monde rural du fait de la simple volonté de l’Etat’’.
Le CNCR, a-t-il dit, ne saurait laisser d’autres personnes choisir un représentant qui parle et s’engage en son nom, précisant que c’est ‘’la raison qui explique notre retrait lors de la table ronde nationale sur le financement du Programme national d’investissement agricole (PNIA)’’.Il a fait savoir que depuis 2000, ‘’des tentatives de domestication, d’embrigadement’’ du CNCR se sont développées, comme c’était le cas avec d’autres structures représentatives du monde paysan au Sénégal. Pour lui, ‘’ces intimidations se sont poursuivies par la remise en cause de l’indépendance et de l’autonomie du CNCR et sont suivies d’un bannissement en février 2009, avant qu’en mars 2009, une nouvelle voie soit ouverte avec notamment la banque verte, la révolution rurale, la syndicalisation et la GOANA, entre autres’’.
Le CNCR et ses membres tiennent à ‘’réaffirmer la fierté des paysannes et paysans sénégalais issus de toutes les filières de production’’. M. Guèye s’est réjoui aussi de « l’inaliénable volonté’’ des paysans de participer, par leur travail quotidien, au développement de leur pays.
(APS)
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