Banjul : (Afp) - Un responsable d’une organisation locale de défense des droits de l’Homme, Edwin Nebolisa Nwakaeme, a été arrêté et inculpé hier devant un tribunal en Gambie pour "diffusion de fausses informations", a-t-on appris auprès du parquet.
M. Nwakaeme est directeur de programme à l’Ong Africa in Democracy and good governance (Adg), basée à Banjul.
Le procureur Sulayman Keita a déclaré devant le tribunal de Kanifing, 18 km à l’est de la capitale, qu’il avait été inculpé pour "diffusion de fausses informations" après son arrestation lors du week-end. Aucun détail n’a été donné sur le dossier.
Le responsable de l’Ong doit de nouveau comparaître demain devant le tribunal. Le 12 février, les autorités avaient donné 24 heures à la représentante du Fonds des Nations unies pour l’enfance (Unicef) Mme Min-Whee Kang (Corée du Sud) pour quitter Banjul, sans indiquer aucune raison.
En février 2007, le responsable en Gambie du Programme des Nations unies pour le développement (Pnud), Fadzai Gwaradzimba, avait lui aussi été déclaré persona non grata.
Union Européenne : L’idée d’un Fonds monétaire européen suscite des divergences
BRUXELLES : (AFP) - L’idée d’un Fonds monétaire européen pour les pays en difficulté fait son chemin à la lumière de la crise financière grecque, qui a mis en évidence les lacunes de la zone euro, mais des divergences apparaissent déjà sur sa finalité exacte. "La Commission est prête à proposer un tel instrument européen qui a le soutien des membres de la zone euro", a indiqué le commissaire européen aux Affaires économiques, Olli Rehn, dans une interview publiée lundi.
Dès demain, M. Rehn compte "informer" tous les membres de l’exécutif européen des "discussions en cours" sur le sujet, en vue de propositions qui seront faites d’ici à fin juin, a dit hier son porte-parole.
En tout état de cause, un tel Fonds ne servirait pas à la Grèce, mais pour les crises à venir.
Les problèmes budgétaires grecs ont suscité un débat sur la nécessité pour la zone euro de se doter d’un mécanisme d’entraide financière, ce qui constituerait une révolution pour l’Union économique et monétaire mise en place en 1999.
Un tel mécanisme n’a pas été prévu en raison du blocage à l’origine de l’Allemagne qui y voyait un encouragement au laxisme budgétaire pour les pays du Sud de l’Europe.
L’ampleur de la crise grecque a toutefois changé la donne. "Je trouve l’idée bonne et intéressante", a déclaré lundi à Berlin la chancelière allemande Angela Merkel, car "nos instruments ne sont pas suffisants" et il faut "permettre à la zone euro de mieux réagir".
Mais "il faudra bien entendu se demander qui va le financer" et "sous quelle forme", a-t-elle dit, estimant que cela nécessiterait de "modifier les traités" européens, et donc une procédure lourde.
Le débat sur le mode précis de fonctionnement du mécanisme s’annonce déjà animé entre Européens.
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