Comment amener tous les acteurs à une meilleure compréhension de la nouvelle approche basée sur la recherche-développement intégrée pour le développement, afin d’améliorer la productivité agricole ? Telle est la problématique de l’atelier participatif organisé par le Conseil ouest et centre africain pour la recherche et le développement agricoles (Coraf) à Saly du 21 au 23 juin. Les participants y ont planché sur le changement institutionnel du Coraf et sur le moyen de le conformer aux nouveaux principes édictés par les différentes politiques agricoles adoptées aux plans régional et sous-régional.
« Notre vision a été clairement définie dans un processus participatif et cette vision est alignée sur celle du Programme détaillé pour le développement de l’agriculture en Afrique (Pddaa), pour assurer la sécurité alimentaire, lutter contre la pauvreté, etc. Ça veut dire que nous avons un plan opérationnel qui requiert une nouvelle façon de faire, parce que la recherche n’est plus perçue comme une affaire uniquement des chercheurs, mais comme une activité conduite par un ensemble d’acteurs. Notre souci est d’amener l’ensemble de ces acteurs à une meilleure compréhension de cette approche basée sur la recherche agricole intégrée pour le développement », a expliqué le Dr Paco Sélémé, directeur exécutif du Coraf. Ce changement se traduit d’abord par le changement du statut du Coraf et de ses manuels de gouvernance pour s’adapter à la nouvelle approche. Il y a ensuite un processus d’échanges pour faire comprendre cette nouvelle approche à l’ensemble des acteurs.
S. KA |