Nairobi - Avec le coup d’envoi, aujourd’hui, des 17es Championnats d’Afrique d’athlétisme, les passionnés de la première discipline olympique sont assurés de vivre de sublimes moments sur la piste du stade Nyayo de Nairobi. On attend, en effet, du beau monde dans la capitale kenyane qui accueille pour la première fois le plus prestigieux rendez-vous de l’athlétisme africain. C’est un véritable paradoxe pour un pays dont les athlètes ont écrit l’une des plus belles pages de l’athlétisme continental. Mais le mal est maintenant réparé et le Kenya compte offrir des compétitions à la dimension de son athlétisme dont les juniors viennent de frapper un coup retentissant à Moncton, en décrochant la première place des Mondiaux de leur catégorie devant les Etats-Unis d’Amérique.
Les étoiles de la piste seront à Nairobi, certes pour représenter leur pays, mais elles auront à l’esprit la sélection d’Afrique qui sera mise en place en direction de la Coupe du monde, prévue les 4 et 5 septembre prochains à Split, en Croatie. Cette compétition est richement dotée, avec des primes intéressantes pour tous les participants. L’Afrique masculine s’est particulièrement distinguée dans cette Coupe du monde avec quatre sacres en 1992 (La Havane), 1994 (Londres), 1998 (Johannesburg), 2002 (Madrid). Pour les responsables de la Confédération africaine d’athlétisme (Caa), l’heure de la reconquête du monde a sonné pour l’athlétisme africain masculin, car les filles auront du mal à contester la suprématie des autres continents.
Ainsi, les grands noms de la discipline qui brillent sur les pistes du monde seront présents à Nairobi. Le Kenya, l’Ethiopie, l’Afrique du Sud, le trio majeur africain, devraient se retrouver sur le podium. Le spectacle est donc garanti avec des points chauds dans certaines épreuves qui auront des allures de véritables championnats du monde. On pense notamment aux courses de demi-fond, de fond et d’obstacles. Le double tour de piste, 800 m, devrait enregistrer une rude bataille tant chez les hommes que les femmes, avec ce qui se fait de mieux actuellement dans le monde. Seuls le Soudanais Abubaker Kaki et la Sud-Africaine Caster Semenya manqueront à l’appel. Dans les autres épreuves, des noms comme ceux des Ethiopiennes Meserat Defar, Tirunesh Dibaba, les Kenyanes Vivian Cheruiyot, Linet Masai, l’Ethiopien Tariku Bekele, frère de Kenenisa, les Kenyans Asbel Kiprop, David Rudisha, Alfred Kirwa, Silas Kiplagat sont annoncés. Mais, comme lors des précédentes éditions, il faudra compter avec d’illustres inconnus qui pourraient surprendre les étoiles confirmées.
Amy Mbacké et Ndiss Kaba lancent la campagne sénégalaise
Nairobi - Les premiers athlètes sénégalais vont descendre aujourd’hui sur la piste. Ce sont Mamadou Lamine Ndiaye, Abdourahmane Ndour (100 m), Ndiss Kaba Badji (longueur), Gnima Faye (100 m haies), Amy Mbacké Thiam, Ndèye Fatou Soumah (400 m), Mor Seck (800m). La réunion technique, tenue hier soir, devrait confirmer le programme de la première journée, sur la base des dernières listes des athlètes. Lions et lionnes, arrivés avant-hier, n’ont pas eu le temps de s’acclimater dans ce pays situé en haute altitude. C’est une délégation composée de 15 athlètes que le Sénégal a déplacée en terre kenyane. Parmi les athlètes qui vont lancer la campagne, Amy Mbacké Thiam et Ndiss Kaba Badji portent les espoirs des Sénégalais. Un challenge difficile face à une impitoyable concurrence les attend. Sur le tour de piste, la Botswanaise Amantle Montsho sera la grande favorite de l’épreuve. Elle est la seule Africaine à avoir réalisé un chrono de moins de 51 secondes au cours de cette saison. Les Nigérianes présentent aussi des éléments intéressants. Amy Mbacké Thiam, qui a repris la compétition, a signé en France un chrono de 51 secondes et poussière. Elle essaiera d’accrocher une place sur le podium.
Ndiss Kaba Badji, blessé ces derniers temps, a retrouvé ses sensations sur le sautoir. Il fait partie des favoris du concours de la longueur, au même titre que le Sud-Africain Mokoena (vice-champion du monde) et détenteur du record d’Afrique.
Ces deux athlètes ne doivent pas rater leur envol sur le sol kényan.
De notre envoyé spécial Oumar BA |