La somme 150.000 FCfa exigée pour s’inscrire dans les écoles doctorales Etudes sur l’homme et la société (Ethos) et Arts, cultures et civilisations (Arciv) est jugée « trop élevée » par les étudiants de la Faculté des lettres et sciences humaines. En conférence de presse, hier, ils ont demandé que ce taux soit ramené à une somme « raisonnable ».
Dernière phrase du texte remis à la presse : « La Faculté des lettres et sciences humaines ne peut être une exception dans cet univers de l’égalité et de liberté ». Elle exprime le « profond » sentiment des étudiants qui sont inscrits dans les Ecoles doctorales Ethos et Arciv et qui veulent bénéficier des mêmes traitements que tous les doctorants de l’Ucad. Hier, ces doctorants, réunis au sein d’une association dénommée : Regroupement des étudiants du troisième cycle (Retcy/l) ont organisé, au cyber espace Sinkou, une conférence de presse pour dénoncer ce qu’ils qualifient de mesure « injuste et discriminatoire ».
La mesure est relative aux frais d’inscription qui s’élèvent à 150. 000 FCfa. Un montant jugé « inacceptable » par les étudiants des Ecoles doctorales Ethos et Arciv. « Cette décision est d’autant plus arbitraire que dans les autres écoles doctorales, la somme exigée est sensiblement inférieure », fait remarquer Boubacar Camara, président du comité d’action du (Retcy/l). Selon lui, les taux d’inscription en vigueur dans les autres écoles doctorales sont de 50.000 FCfa pour la Faculté des sciences économiques et de gestion (Faseg) ainsi que qu’à la Faculté des sciences et techniques (Fst) et s’élèvent, respectivement à « 15.500 et à 10.000 FCfa » à la Faculté des sciences juridiques et politiques (Fsjp) et à celle des Sciences et technologies de l’éducation et de la formation (Fastef).
« Il n’y a pas de conditions favorables pouvant justifier la somme exigée à la Faculté des lettres », insiste Kémo Diédhiou, président du Retcyl. Le Retcyl de prôner le dialogue et la concertation. Le sens de la responsabilité en bandoulière.
« En tant que citoyens et conscients que nous sommes redevables à la République qui nous a élevés jusqu’à un tel niveau d’études, nous avons le devoir de participer au financement de la réforme mais dans un esprit d’équité, car l’injustice, sous quelque forme qu’elle soit, ne saurait être tolérée », soutiennent ces doctorants qui exigent l’arrêt d’une « privatisation rampante de l’Université ». Refusant la violence, ils demandent aussi aux directeurs d’école d’arrêter « la pression » et l’Etat à s’ériger « en arbitre ».
Abdoulaye DIALLO |