Les quatre étudiants, qui ont été traduits devant la Commission de discipline de l’Université Gaston Berger (Ugb) de Saint-Louis, après avoir boycotté les examens, sont désormais fixés sur leur sort. Trois d’entre eux ont été « perpétuellement exclus », alors que le quatrième a été réprimandé.
Comme annoncé par le recteur, il y a quelques jours, au cours d’un point de presse, les quatre étudiants de l’Université Gaston Berger de Saint-Louis, qui ont eu à entraver le déroulement des examens à l’Unité de formation et de recherche (Ufr) Sciences appliquées et technologie (Sat) sont fixés sur leur sort. Traduits ce jeudi 29 juillet devant la commission de discipline de l’institution, trois d’entre eux ont été définitivement exclus de l’Ugb et le quatrième réprimandé. « A la suite de la réunion, le 29 juillet 2010 à 09 heures à la Salle des actes du rectorat de l’Université Gaston Berger, de la commission de discipline instituée par le décret 91-728 du 24 juillet 1991 relatif aux modalités provisoires d’exercice du pouvoir disciplinaire à l’égard des étudiants, les sanctions suivantes ont été prononcées contre des étudiants en raison de leur implication dans les événements survenus entre le 18 juin et le 17 juillet 2010 à l’Université Gaston Berger de Saint-Louis », lit-on dans la note d’information parvenue à notre rédaction. Ces sanctions portent sur « l’exclusion perpétuelle de tous les établissements de l’Ugb de Saint-Louis » de trois des quatre incriminés. Notamment Mamadou Bitèye de l’Ufr Sat, section Mai (Analyse numérique), niveau Dea, Birassy Guissé de la même Ufr, section Mai (Proba Stat), niveau Dea et Salimou Kébé également de l’Ufr/Sat, section Mai (Proba Stat), niveau Dea.
Quant au quatrième étudiant, le nommé Balla Sène aussi de l’Ufr/Sat, section Mai (Proba Stat), niveau Dea, il a reçu une réprimande.
A rappeler cette crise avait un peu secoué l’institution de Sanar alors que se déroulait la 32è session du Conseil africain et malgache de l’Enseignement supérieur (Cames). Cela a poussé les autorités académiques, avec à leur tête, le recteur, le Pr Mary Teuw Niane, quelques jours après la fin du Cames, à sortir de leur réserve pour « apporter la vérité des faits » et promettre d’appliquer les textes. Ce qu’elles viennent de faire avec ces sanctions.
D. MANE |