Après la sortie des doctorants des Ecoles doctorales Etudes sur l’homme et la société (Ethos) et Arts, cultures et civilisations (Arciv) de la Faculté des lettres et sciences humaines (Flsh) demandant la réduction des frais d’inscription, le Doyen Saliou Ndiaye a tenu à apporter des éclairages et précisions.
Le Doyen, dans un communiqué parvenu à notre rédaction, tient à préciser d’emblée que les écoles doctorales, dans le cadre de la réforme, sont « les organes à l’intérieur desquels s’organise la recherche » et que leur mode de fonctionnement obéit à des normes internationales. S’y déroule, durant toute l’année, un programme d’activités : séminaires, conférences, colloques, ateliers de méthodologie. Pour cette animation scientifique, il a indiqué que ces écoles « font appel à des experts ou des sommités mondiales du monde universitaire pour animer les rencontres et former les doctorants pendant 2 ou 3 semaines et participer aux différents jurys de thèse de Doctorat ». Et que si ces derniers ont l’élégance de ne pas se faire rétribuer, « il faut en revanche assurer leur hébergement et prendre en charge leurs frais de déplacement (titres de transport, navettes hôtel-aéroport) », a expliqué le Pr Ndiaye qui mentionne également la mise à niveau des doctorants pour les langues vivantes, l’informatique, ainsi que l’acquisition de revues scientifiques majeures.
« Voilà à quoi sont destinés les 150.000 Fcfa d’inscription pédagogique par an, soit moins de 12. 000 F/mois. Que des étudiants inscrits en thèse estiment que c’est excessif montre la valeur bien minime qu’ils accordent au savoir », a dit le Doyen. Il leur a rappelé, à cet effet, que « le service public d’Enseignement supérieur s’arrête à la Maîtrise ».
Par ailleurs, le Pr Ndiaye a soutenu avoir relevé trop de « contrevérités » dans la déclaration des étudiants, soulignant qu’à la Fastef, « il n’existe aucune école doctorale » et donc la somme de « 10.000 Fcfa avancée par les étudiants ne tient pas de la réalité ». A son avis, par de tels propos, les étudiants cherchent à « entretenir volontairement la confusion entre l’inscription pédagogique en vigueur dans les départements et celle des écoles doctorales ». Il a, en outre, fait remarquer que le montant des inscriptions au Burkina Faso est de « 350.000 FCfa et dans la sous-région » pour les mêmes écoles doctorales rattachées aux Facultés de Lettres et Sciences humaines, « des universités pourtant classées très loin derrière l’Université Cheikh Anta Diop dans le ranking de Shanghai ».
Le Doyen a précisé que les taux des inscriptions pédagogiques n’ont pas été fixés « unilatéralement » par le conseil scientifique des écoles doctorales.
« Les étudiants, comme le prévoit la réforme, sont effectivement membres du conseil scientifique. Et c’est au cours des journées de réflexion sur les écoles doctorales de la Flsh qu’un consensus a été obtenu sur le montant des inscriptions pédagogiques. Les doctorants y ont adhéré. Les informations sont disponibles depuis fort longtemps sur le site de l’Ecole doctorale Arciv », a-t-il noté. Il a ainsi dénoncé ce qu’il appelle la volonté de « semer le doute au sein de la communauté universitaire et dans l’opinion publique, les intentions malveillantes des auteurs à détruire l’image de la Flsh pour la déstabiliser », rappelant que bon nombre d’étudiants se sont, depuis fort longtemps, acquittés de leurs droits d’inscription et ont validé les séminaires de la présente année.
D. MANE |