Nous avons reçu du service de presse du ministère des Affaires étrangères les précisions suivantes à l’issue de l’audience que le chef de l’Etat a accordée à MM. Alioune Tine et Reed Brody de la Raddho et de Human Rights Watch.
Dans son édition du mercredi 28 juillet 2010, le Journal « Le Quotidien », faisant référence à l’audience que Me Abdoulaye Wade, président de la République du Sénégal, a accordée, en marge du sommet de l’Union africaine de Kampala, à MM. Alioune Tine et Reed Brody, respectivement responsables de la Rencontre africaine pour la défense des droits de l’Homme (Raddho) et de Human Rights Watch, a publié un article dans lequel il prête au président Abdoulaye Wade l’idée d’être favorable à la comparution d’Omar Hassan el-Béchir, président de la République du Soudan, devant la Cour pénale internationale (Cpi).
A ce propos, le ministre des Affaires étrangères, présent à l’audience, estimant que M. Alioune Tine a insidieusement utilisé deux propos du président Wade qui se placent à deux périodes différentes, tient à faire les précisions suivantes :
1-Les propos prêtés au président Wade selon lesquels il serait favorable à la comparution du président el-Béchir, sont sans fondement pour n’avoir jamais été tenus.
2-Le Sénégal ayant été parmi les premiers pays à signer le Traité instituant la Cpi le 18 juillet 1998 à Rome avec 119 autres Etats et le premier à l’avoir ratifié, lorsque pour la première fois, un mandat d’arrêt a été lancé contre le président el-Béchir en mars 2009, le président Wade a eu aussitôt avec ce dernier un entretien téléphonique au cours duquel, il lui a indiqué que le Sénégal était tenu de respecter les engagements de livrer toute personne qui ferait l’objet d’un mandat d’arrêt de la Cpi et que cette obligation était valable pour tout le monde y compris son ami le président el-Béchir. Les propos rapportés par M. Tine datent de mars 2009.
Par la suite, en juillet 2009, le sommet de l’Union africaine a pris une décision demandant aux Etats membres de l’Union de ne pas coopérer avec la Cpi pour l’exécution du mandat d’arrêt à l’encontre du président el-Béchir.
Cette position de l’Union africaine, qui s’impose à tous les membres, a été confirmée au dernier sommet de l’Union africaine à Kampala en présence du président Wade.
Le président Wade a déclaré au sommet de Kampala et indiqué à la presse qu’il adhère totalement à la décision de l’Union africaine et que désormais, il l’appliquerait car il la place au-dessus de la loi nationale.
Telle est la position du président Wade qui ne présente aucune ambiguïté.
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