L’Union nationale des organisateurs privés pour le pèlerinage et la oumra (Unophom) désapprouve la décision du ministère des Affaires étrangères d’imposer aux voyagistes privés la souscription à une police d’assurance pour chaque pèlerin. Ainsi, chaque candidat au Hadj doit débourser 14 ooo CFA, soit une masse globale de 140 000 000 de FCFA pour les 10000 inscrits. Face à la presse hier, les voyagistes privés ont interpellé le président de la République Abdoulaye Wade. C’est dans cette foulée qu’ils se disent prêts à refuser l’application de cette police d’assurance qui va accroître le coût du package. Au cours de cette rencontre avec les journalistes, les voyagistes privés ont mal apprécié l’attribution de ce marché à la Compagnie nationale d’assurance et de réassurance des transporteurs (Cnart). « Aucun avis d’appel d’offres n’a été lancé pour pouvoir permettre aux autres assureurs de pouvoir postuler », regrettent les voyagistes. Ces derniers de préciser : « Même si l’assurance doit être instituée, ils tiennent à rappeler qu’ils disposent des agences de voyage et qu’ils travaillent avec des assureurs. » De surcroît, arguent-ils, l’Etat est une assurance pour ses 10 000 pèlerins. De même, l’avion est assuré et même les voyagistes privés payent à la Mecque d’une taxe de 129 000FCFA pour qu’en cas de décès le défunt puisse être inhumé sur ces lieux saints. Le pèlerinage et la oumra, missions divines sont pour les musulmans une obsession affichée. Une préoccupation qui a poussé l’Unophom à se donner une réelle volonté d’apporter une part contributive de qualité dans le processus en amont et en aval : exceptées les questions de la garantie bancaire et l’assurance qui constituent les points d’achoppement entre l’Unophom et la mission officielle.
Babacar DRAME |