Le rendez-vous annuel de la cardiologie francophone a débuté mercredi après-midi dans le somptueux cadre du Palais des Congrès de Paris, Porte - Maillot.
Près de 7.000 spécialistes des maladies du cœur, venus des quatre coins du monde, prennent part à cette rencontre annuelle qui prend fin samedi. Initiées depuis 991, ces journées reçoivent annuellement des milliers de congressistes venus échanger des expériences. On s’attend déjà à une participation record. Des professeurs de médecine, de pharmacie, responsables de laboratoires et firmes pharmaceutiques assistent à ce rendez-vous du donner et du recevoir.
En recevant les participants, M. Jean-Claude Daubert, président de la Société française de Cardiologie et M. Nicolas Danchin, vice-président de cette organisation ont déclaré dans leur message que : « ce congrès garde pour objectif premier une formation continue de haut niveau, répondant aux standards les plus élevés dans la sélection des thèmes et des orateurs ». Pour eux, ces journées ne doivent toutefois pas être le domaine exclusif du médecin cardiologue, d’où la forte présence de plusieurs spécialistes de la Santé, chercheurs et communicateurs. Selon eux, la présence accrue de diabétologues, médecins et chirurgiens-vasculaires, neurologues vasculaires, nutritionnistes, etc., ne peut que faciliter l’indispensable dialogue autour des préoccupations majeures de la santé publique qu’ils partagent ensemble. Ces travaux seront marqués pendant quatre journées par la présentation de communications sur différents thèmes et une exposition des produits des pharmaciens et laboratoires.
Selon les organisateurs, l’insuffisance cardiaque et l’infarctus seront au cœur des préoccupations des participants. Pour le seul pays d’accueil qu’est la France, on note que 500.000 à 700.000 personnes souffrent d’insuffisance cardiaque et que 120.000 à 180.000 sont aussi touchées chaque année par un infarctus.
Si les pathologies cardiovasculaires bénéficient aujourd’hui de traitements variés et remarquablement efficaces, les experts estiment que la méconnaissance de leurs facteurs de risques et le manque d’attention accordée aux signes d’alerte augmente leur survenue, en particulier chez les personnes à risque d’infarctus. Ces responsables sont unanimes qu’il faut absolument sensibiliser le public à la démarche à suivre en cas de symptômes d’infarctus.
Les travaux prennent fin demain dans l’après-midi.
ABDOULAYE THIAM (ENVOYE SPECIAL) |