Une nouvelle démarche va marquer les deux dernières années d’intervention du projet Sénégal VII Ferlo dans la région de Louga. Ce programme de lutte contre la pauvreté, piloté par l’Ong Aquadev a mis en place un nouveau dispositif au cours d’un atelier organisé au centre culturel.
Selon le Chef du projet Louis Boêl, l’état d’exécution de ce programme qui a démarré en 2002 appelle à une plus grande responsabilisation des bénéficiaires pour la pérennisation des activités. C’est ainsi que Sénégal VII Ferlo entend mettre en réseau l’ensemble des acteurs, services techniques, populations, organisations de base et partenaires. « A deux ans et demi de la fin du projet la stratégie de désengagement consistera à la réduction du rôle directif du projet et à la mise en réseau des acteurs » a dit M. Boêl. Des conventions et des protocoles d’accord seront institués pour permettre de mieux cerner la mise en oeuvre des activités du projet d’ici décembre 2008. Dans ce nouveau schéma, le projet jouera plutôt un rôle d’accompagnement et d’appui conseil. Dans ce sens, il est prévu la mise en réseau des institutions de microfinances notamment les mutuelles d’épargnes et de crédit dans la zone de Potou, celle du Bassin arachidier, et de Louga pour leur permettre de disposer d’une structure faîtière capable d’assurer l’encadrement, la formation des organes, de réaliser des économies d’échelle et d’affiner des stratégies de négociation auprès des partenaires. Dans les domaines du maraîchage et de l’agriculture pluviale, l’intervention du projet se limitera à l’appui et l’assistance des producteurs et un protocole sera signé entre l’Ancar et les coopératives pour leur permettre de bénéficier de conseils techniques. Concernant les autres secteurs de la santé et de l’éducation notamment l’alphabétisation le désengagement du projet va s’articuler autour de la mise en synergie des acteurs surtout le conseil rural qui devra les prévoir dans son budget annuel. Egalement le projet compte s’appuyer sur les relais pour la pérennisation des activités avec l’engagement des organisations communautaires de base et des populations bénéficiaires. « Ces quelques réorientations couplées à d’autres mesures déjà arrêtées de concert avec les populations bénéficiaires, nous pourrons sans nulle doute nous retirer en 2008 sur la pointe des pieds avec le sentiment d’avoir accompli cette mission dans le cadre de la lutte contre la pauvreté « a conclut en substance le chef du projet.
OUSMANE MBENGUE |