Plusieurs sources de financement du développement à la base s’offrent aux collectivisations locales : ressources propres, apport de l’état, partenariat, etc. Il suffit d’organiser chaque secteur afin d’en tirer le maximum de fruits.
Fruit du partenariat entre l’Agence régionale de développement de Louga et l’Ong « Aquadev West Africa », un séminaire international sur « le financement des collectivités locales dans le contexte de la coopération décentralisée se tient depuis hier à l’hôtel Ngor Diarama. En initiant une telle démarche, l’Ong « Aquadev West Africa », dont le coordonnateur est Moustapha Guèye, et l’Ard de Louga, représenté par son président de conseil d’administration et par ailleurs président du conseil régional, sont partis d’une évidence : il ne peut y avoir une bonne politique de décentralisation sans autonomie financière des collectivités locales. Ce qui suppose l’existence de recettes budgétaires.
Elles sont composées des recettes ordinaires et extraordinaires (différents types d’impôts et les dotations de l’État). S’y ajoute les ressources additionnelles provenant des partenariats et qui depuis un peu plus de deux ans sont incluses dans les budgets sous forme « d’appuis budgétaires ». L’importance de la question n’a pas échappé aux autorités supérieures de l’État et aux partenaires, tel que l’ont exprimé Lamine Seydy, directeur de cabinet du ministre de la Coopération internationale et de la coopération décentralisée, et son excellence Luc Willmarck, ambassadeur du royaume de Belgique au Sénégal, et Moustapha Ndiaye, président du conseil régional de Louga, lors de la cérémonie d’ouverture. C’est la raison pour laquelle chacun deux a magnifié l’initiative dont les conclusions sont attendues avec intérêt par les partenaires. Car pour Lamine Seydy, le contexte dans lequel se tient le séminaire est marqué par de profondes mutations dans la gestion des collectivités locales au Sénégal, qui, de par la vision du président Abdoualye Wade sont le socle du développement à la base. Et « le président Wade ne cesse de les encourager et de les inciter à persévérer dans cette dynamique », souligne M. Seydy qui estime que : « le séminaire participe de la recherche de solutions qui mettent les collectivités locales dans de bonnes conditions d’une meilleure gestion de proximité ».
M. Willmarck avait auparavant salué la tenue du séminaire dont le thème s’inscrit « de plus dans les préoccupations de notre coopération au développement, comme en témoignent ces faits : l’accord sans réserve émis par le ministère de la coopération à la requête de cofinancement soumise par « Aquadev » et son partenaire l’Ard de Louga pour l’organisation du présent événement. Il y a aussi la mission confiée, en avril dernier par le même ministère à un consortium international pour évaluer la coopération belge, ces dix dernières années, aux divers processus de décentralisation et de gouvernance locale. Le dernier élément est : la tenue, à Bruxelles, d’un séminaire sur ce même thème, les 28 et 29 mars prochains, avec la participation de M. Ousmane Sy, pionnier de la décentralisation au Mali, lauréat du Prix international « Roi Baudouin » pour le développement ». Ces exemples comme tant d’autres constituent pour lui, la preuve de l’intérêt de son pays pour « la décentralisation et la démocratie directe, donc pour les échanges que vous aurez ici pendant trois jours de réflexion ». Le diplomate se dit rassuré que le travail de terrain effectué par l’Ong « Aquadev », « dans le cadre du Fonds belge de survie et dans la micro-finance ou tout autre appui à la décentralisation, que vous examinerez les thèmes à l’ordre du jour, non comme un sujet académique, ce qui n’est pas notre préoccupation première, en tant que praticiens du développement, mais bien comme base de recommandations opérationnelles dans la lutte contre la pauvreté et la poursuite réaliste des Objectifs du millénaire pour le développement ».
Al hadj Khaly Tall |