Coopération parlementaire : Le Québec et le Sénégal signent un protocole d’entente

19 Déc 2016
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Au terme de la visite de Jacques Chagnon, président de l’Assemblée nationale du Québec qui répondait à l’invitation de son homologue du Sénégal, Moustapha Niasse, un protocole d’entente a été signé par les  deux présidents des institutions parlementaires des deux pays. Cela, afin de renforcer les liens de coopération dans les secteurs de l’éducation, de l’économie, des migrations, de la formation, de la santé, de l’environnement etc.

En clair, l’idée de ce protocole d’entente, c’est  de contribuer au renforcement de la coopération dans le domaine de l’éducation, de la formation, de la santé, de l’environnement, de la sécurité, des migrations, du développement économique, des affaires culturelles et de « toutes les autres questions d’intérêt commun ». Les deux parties ont aussi abordé des questions liées au transport aérien, au fret maritime, et aux télécommunications.  Ainsi pour le président de l’Assemblée nationale du Québec qui tirait un bilan satisfaisant de sa visite au Sénégal, « C’est une entente historique. L’entente que nous avons signée, aujourd’hui, va faire en sorte que les Parlementaires du Québec  et du Sénégal aient des échanges de façon annuelle sur des dossiers qui vont toucher les secteurs cités. Tous ces dossiers et les autres que l’avenir nous apportera, nous permettront d’avoir des échanges fructueux qui vont permettre aux députés sénégalais et aux députés québécois, de mieux comprendre et de mieux savoir comment nous fonctionnons. Il d’ajoute que l’entente va resserrer, ressouder les liens entre le Québec et le Sénégal.

De son côté, le président de l’Assemblée nationale du Sénégal, Moustapha Niasse, a estimé que « le Sénégal y gagne beaucoup, le Québec aussi. C’est un rendez-vous du donner et du recevoir et ce type de rencontre est le travail commun ». Le président Niasse précise que « dans ce rendez-vous d’échanges et de consolidation des relations entre nos Parlements, nous traduisons le rôle de nos élus députés dans le Parlement par rapport à l’Exécutif qui gère les actions dans le programmes des gouvernements ». Les Assemblées nationales, a-t-il dit, ne réalisent pas sur le terrain pratique, les conclusions de ces genres de rencontre parce qu’elles s’inscrivent dans les programmes des gouvernements. « Le gouvernement va prendre en charge les intentions et orientations qui sont fixées. C’est cette coopération horizontale entre gouvernement et Parlement qui se retrouvent dans ce type de visite », a-t-il informé.

Amadou DIOP

Un centre de formation québécois à Dakar
Selon Moustapha Niasse, la partie québécoise a proposé que le centre de formation qui est actuellement à Québec vienne s’installer au Sénégal. « Nous avons donné notre accord », a-t-il annoncé. Ainsi, très prochainement, et dans la coopération entre les deux assemblées, il est envisagé la délocalisation, à Dakar, du programme international de formation parlementaire. Une initiative de l’Assemblée nationale du Québec qui vise à offrir une formation de pointe aux cadres parlementaires francophones. Inscrivant le geste dans un transfert de technologies, le président Niasse a révélé que « nous gagnons beaucoup parce que d’ici, vont être formés, dans un processus d’augmentation des capacités, des fonctionnaires parlementaires ». « Dans les semaines qui viennent, nous allons voir comment, concrètement, transférer cette activité là à Dakar », a-t-il complété. Se félicitant que « cette convention fructueuse traduit et confirme l’excellence des relations entre les Parlements et surtout entre ceux qui les dirigent et les animent », le président de l’Assemblée nationale du Sénégal n’a pas manqué de faire comprendre, au sujet de la Cop 21 et de la Cop 22 et en vue de la réunion du bureau de l’Assemblée parlementaire de la francophonie en février prochain, qu’ils discuteront à Québec, de la mise en œuvre des résolutions de Paris et de celles de Marrakech.   

A. DIOP

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