Oumra des invités du Roi à Médine et à La Mecque : Voyage de foi aux lieux saints de l’Islam

08 Aoû 2017
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A l’initiative de son excellence l’ambassadeur du royaume d’Arabie Saoudite au Sénégal, Abdallah Ahmad Al-Abdan, un groupe de Sénégalais, invité du roi, a effectué la Oumra ou petit pèlerinage. Ces universitaires, religieux, journalistes, membres de la société civile, sont d’abord des « invités du Seigneur », selon l’ambassadeur qui souligne l’ouverture du programme à toutes les couches sociales du pays, exceptés les membres du gouvernement. Notre reporter qui était dans le groupe revient, de ce voyage de la foi, un « acte de repentance pour tout musulman majeur », sur ses grandes étapes dans les villes de Médine et de la Mecque. Ces deux dernières villes s’apprêtent à accueillir les pèlerins pour le grand pèlerinage appelé aussi Hadj.

De notre envoyé spécial
Ibrahima Khaliloullah NDIAYE

MEDINE OU VILLE DU PROPHETE : LA MOSQUÉE, ÉPICENTRE D’UNE VILLE
Medine MosqueeLa ville de Médine est moderne. Elle est un passage obligé pour les pèlerins musulmans. Non pas qu’elle soit dans le circuit, mais simplement parce qu’elle abrite le mausolée du prophète de l’Islam (Psl). Sa grande mosquée est ainsi l’épicentre de cette ville chérie par les Musulmans du monde entier.

Il faut traverser la grande esplanade pour arriver au deuxième lieu saint de l’Islam. Une foule immense envahit la façade latérale de l’un des trois vastes bâtiments. Cette façade sud de la grande mosquée de Médine, appelée la mosquée du prophète (Psl), n’est pourtant pas le seul lieu de culte. Les deux autres bâtiments semblent même, pourtant, plus immenses. Cette partie reste la plus prisée puisqu’elle symbolise le saint des saints : elle abrite le mausolée du prophète de l’Islam (Psl) et ceux de deux de ses compagnons (Aboubakr et Omar). Elle est donc la grande attraction. Le flux continu des fidèles, venus de partout du monde et constituant un condensé de l’humanité, en dit long sur le désir, pour tout musulman, de se recueillir, de prier et même de pleurer pour l’amour de la meilleure des créatures, selon la tradition musulmane.

Le flux de fidèles s’amorce bientôt en un rush. Chacun veut avoir accès au mausolée. Les gens accourent, se mettent en rangs serrés, attendant l’ouverture de petites bâches pour pénétrer dans l’espace saint. Des forces de l’ordre, aux employés civils de la mosquée, le rituel de l’ouverture des portes, d’évacuation des personnes, de nettoiement des lieux est plus que rodé. Une fois à l’intérieur, les fidèles se pressent d’effectuer des unités de prières. Les forces de l’ordre sont promptes à leur demander d’évacuer les lieux une fois la prière terminée.

Pour ces Saoudiens, la convenance est de « prier pour les morts et de ne demander aucune faveur pour soi ». Certes, cette acception de la pratique islamique n’est pas partagée par tous.

Nombreux sont ceux qui viennent ici pour dire non seulement des prières pour le prophète (Psl) et ses deux compagnons, mais aussi pour eux-mêmes en vue de guérir d’une maladie, de s’enrichir, d’occuper une bonne position, de mieux raffermir sa pratique religieuse... Il n’est donc pas étonnant de voir ces fidèles tendre les deux paumes de la main au ciel et de mettre une intensité et une ardeur telles qu’ils se persuadent que la « prière est acceptée ». D’autant plus qu’elle est faite dans un « endroit exceptionnel ». Dans l’enceinte de cette mosquée, les fidèles font fi des bousculades dont ils sont victimes ou auteurs, des difficultés d’accès de la zone sainte ou encore du beau monde qui peut s’ériger en obstacle. L’essentiel est d’y parvenir.

Une fois à l’intérieur, le fidèle ne voit que la porte qui renferme le mausolée avec les différentes écritures saintes qui ornent les pans des murs. Il lui faudra emprunter une autre porte pour la sortie vers laquelle invitent les agents de sécurité. Se retrouvant ainsi hors de la mosquée, vers la place de prière réservée aux dames en face du cimetière Bakhiya. Dans ce dernier lieu de repos réputé comme la demeure de personnes promises au paradis, on retrouve le carré des épouses du prophète, d’un autre célèbre compagnon, Ousmane, ou encore d’autres compagnons qui se sont illustrés au cours d’une bataille et enterrés comme des martyrs. Ici encore, les mêmes recommandations pour une lecture de la prière à dire en faveur des morts et non pour soi. Le cimetière ne désemplit pas de ces fidèles venus se recueillir sur les tombes, mais aussi du fait de sa réputation qui en fait un lieu de repos de « gens du paradis ».

Difficile de croire que des personnes continuent d’être inhumées dans ce sanctuaire vieux de plus de 1400 ans. « On continue d’enterrer ici parce qu’on déterre. C’est pourquoi il y a de la place. Nombreux sont d’ailleurs ceux qui prient d’être inhumés ici », explique un habitué des lieux.

Retour à l’enceinte de la mosquée où la célébration des prières obligatoires est presque systématiquement suivie de prières mortuaires de futurs pensionnaires de Bakhiya.

Dans cette  mosquée du prophète, qui ne désemplit jamais, le visiteur est frappé par un taux de fréquentation exceptionnel hors pèlerinage.  A toutes heures, de jour comme de nuit, la mosquée est remplie. « La plupart de ceux qui fréquentent la mosquée sont des Musulmans qui viennent du monde entier. Une fois à Médine, pour un nombre de jours définis ou limités, la seule préoccupation est d’adorer Dieu et d’être à côté du prophète », explique une source religieuse. Une autre raison de cette fréquentation exceptionnelle réside dans le fait qu’une « prière célébrée dans ce deuxième lieu saint de l’Islam équivaudrait à mille autres célébrées ailleurs ».

De nombreux Médinois viennent aussi célébrer les prières obligatoires ici avec les autres, délaissant commerces et toutes autres activités. On les voit presser le pas, prenant d’assaut ce bijou architectural qui s’illumine de mille feux à la nuit tombée. Elle semble plus éclatante en période nocturne. Elle devient sublime à l’aube quand la brise adoucit la chaleur d’Arabie. Les nombreux lustres dans l’enceinte et autres lampadaires sur l’esplanade font des lieux un carrefour unique. Les reflets de toutes ces lumières font de la mosquée une éblouissante citadelle. Une citadelle qui semble en fête permanente du fait de cette fréquentation exceptionnelle.

La mosquée du prophète est aussi faite pour toutes ces personnes venues à la quête de connaissances. Le rendez-vous des après-midis est celui des savants et ulémas qui apprennent et enseignent les sciences religieuses. Des personnes adultes psalmodient leur leçon du jour dans un pan de la mosquée sous l’écoute attentive d’un des nombreux maîtres. Ces maîtres comme disciples proviennent de partout du monde musulman. La mosquée est ainsi un espace de confrontation et d’approfondissement de diverses connaissances islamiques. Dans de nombreux recoins de cette mosquée, des casiers encastrés dans les nombreux et solides poteaux et poutrelles renferment, piliers de la mosquée, des exemplaires du noble Coran qu’il est loisible aux fidèles de prendre pour une lecture.

Lieu de quiétude, la mosquée est aussi un lieu de repos pour de nombreux fidèles éprouvés par le voyage. Ils sont endormis, ou simplement allongés à la quête d’un repos mérité. Seule le moment solennel de la prière rassemble tout ce beau monde. Il est encore loisible à tous ces voyageurs de la foi, éreintés, de s’abreuver à cette bénite eau de zam-zam placée dans des gourdes qu’on retrouve dans tous les coins de la mosquée. Sous les reflets de ces lustres de rêve, mais aussi la capture d’images de ces vidéos de surveillance.

De notre envoyé spécial
Ibrahima Khaliloullah NDIAYE

MONTAGNES D’UHUD ET MOSQUEE HOUDA : UN PASSAGE OBLIGÉ POUR LES PÈLERINS
Montagne HoudaDeux endroits sont aussi prisés dans la ville de Médine, par les milliers de pèlerins qui effectuent petit ou grand pèlerinage : Uhud et la mosquée Khouba. Uhud, à l’époque, à l’entrée de la ville et mitoyen, aujourd’hui, de modernes bâtisses, est devenu célèbre à cause du revers enregistré par les Musulmans à la célèbre bataille qu’il a abrité et qui porte son nom dans les manuels d’histoire. Le non-respect des consignes prophétiques, par certains qui ont voulu s’emparer de la caravane païenne surchargée de biens, a causé la déroute des Musulmans qui subiront d’énormes pertes à Uhud. Surtout en vies humaines. L’ordre du prophète était qu’une partie des musulmans reste sur les flancs d’une montagne pendant qu’un autre groupe combattait les mécréants. Cette bataille s’est déroulée en l’an 3 de l’Hégire, une année après le succès éclatant de la bataille de Badr. Un succès se dessinait pour les Musulmans qui avaient défait les troupes infidèles. Les Musulmans se ruèrent sur la marchandise et les biens des vaincus. Ils seront rejoints bientôt par l’autre partie qui, devant venir en cas de domination à la rescousse des premiers, céda à la tentation du butin. Délaissant armes et munitions, les troupes musulmanes connaitront d’énormes pertes devant les infidèles qui, ayant constaté leur négligence, rappliqueront pour leur infliger un sérieux revers.  Le bilan est lourd : près de 70 morts dont l’oncle du prophète, Hamza.

Le courroux divin s’ensuivra et le Coran rappelle la faute des fidèles à l’égard de la stratégie mise en place par le prophète (Psl). Mais aussi de l’aide apportée à la bataille de Badr.

Les montagnes continuent de ceinturer les lieux et 66 victimes musulmanes tuées, pour n’avoir pas respecté le plan de guerre, reposent dans des carrés d’un cimetière de circonstance.

L’oncle du prophète et un autre compagnon sont enterrés à droite du vaste carré. L’endroit est devenu touristique, du fait du détour des pèlerins. Petits commerces d’étoffes de tissus, de chapelets, de dattes… de populations autochtones donnent aux lieux une ambiance presque festive. Là encore, les mêmes recommandations pour les visiteurs : prier pour le repos des morts et non pour soi-même.

La mosquée Khouba, toujours dans la ville de Médine, est présentée comme la première du monde musulman. Les savants musulmans rapportent le que prophète y pria à son arrivée à Médine. Il y allait très souvent, les samedis, pour effectuer deux unités de prière. C’est ainsi que l’endroit est rempli de fidèles venus d’horizons divers les matinées du samedi.

L’acceptation des deux rakkas célébrés dans ce sanctuaire équivaudrait à l’acceptation du pèlerinage ou de la oumra pour le fidèle.

De notre envoyé spécial
Ibrahima Khaliloullah NDIAYE

LA KAABA, MON HORIZON, MA DIRECTION
KaabaUne fois l’intention de faire la Oumra formulée hors de la Kaaba,  le triptyque sur lequel repose ce petit pèlerinage se fera dans l’enceinte de celle-ci : la circumambulation, une prière de deux rakaa et le parcours entre Safa et Marwa.

Plein d’enthousiasme, nous nous dirigeons, de pied ferme et décidé, vers la Kaaba. La foi à toute épreuve et débordant d’énergie, le groupe de Sénégalais prend d’assaut la Maison antique, une appellation de la Kaaba revenue très souvent dans le glorieux Coran. La vingtaine de compatriotes, non érodés par la longue journée qui avait débuté à  Médine, est à 21 heures 30 passées décidée à accomplir la Oumra ou encore petit pèlerinage. Il faut remarquer qu’ils sont pressés de voir l’épicentre du monde musulman.

Derrière les pas d’un connaisseur des lieux, mais surtout maître en sciences islamiques, Oustaz Alioune Sall, le groupe est averti et sensibilisé sur les piliers et dimensions de ce pèlerinage. « Cette porte est la principale de la Kaaba qui compte de nombreuses issues. Elle nous mène directement à l’hôtel », explique le guide religieux à ses coreligionnaires.

Emmitouflés dans des étoffes nouées comme un pagne et couvrant le buste, nous traversons la vaste mosquée circulaire où de nombreux fidèles effectuent des prières surérogatoires ou lisent le Coran si ce n’est qu’ils se reposent. La vaste enceinte est très éclairée. Avant de descendre les escaliers qui mènent directement à la Kaaba, la voilà qui s’offre, toute majestueuse, à notre vue émerveillée et toute heureuse de la découvrir enfin. Nous dévalons les escaliers et la lumière est encore plus féérique dans l’épicentre de la Kaaba implantée dans une cuvette. Dans ses plus beaux atours, elle est l’attraction de gens venus de partout pour lui témoigner tout leur attachement à l’Islam et leur volonté de réaliser une œuvre pie. Et bizarrement, il n’y a pas de monde ce soir. Le pèlerinage devrait s’effectuer sans anicroches. Certains sont tentés de toucher aux pans de l’édifice, mais nous prenons notre mal en patience. Il faut sacrifier maintenant à la Oumra, sous la guidée d’Oustaz Alioune Sall, un habitué des lieux.

De notre envoyé spécial
Ibrahima Khaliloullah NDIAYE

DANS UNE CUVETTE SAINTE
Kaaba loinFlash-back- Déterminés à accomplir le pèlerinage, le groupe de compatriotes avait débuté sa journée, dès les premières heures de cette journée agonisante, à plus de 400 km de là, à Médine précisément, la ville du Prophète. Mis dans les conditions idéales par les hôtes saoudiens, les pèlerins sortaient de l’hôtel à 8 heures déjà, bain rituel accompli et drapés des étoffes de tissus ou encore tenue de sacralisation. A bord d’un confortable bus, se faisait le voyage. Entre les deux villes religieuses saoudiennes, tout un panorama de plateaux, montagnes, quotidien d’un monde de chaleur et de désert. L’argent du pétrole et du tourisme religieux est mis à profit pour développer des infrastructures : routes, ponts, échangeurs. Le monde rural des bédouins côtoie, par ici un habitat traditionnel, et des haltes pour voyageurs, moderne par-là, implantées en pleine brousse. Le voyageur est frappé par l’ampleur des travaux entrepris ici et qui visent à dompter cette nature hostile : des pans entiers de plateaux et montagnes sont terrassés pour des routes, des aménagements…

Un passage obligé pour nous pèlerins qui continuons à avaler des kilomètres pour d’aboutir à la ville de Bir Ali qui marquera véritablement le début de la Oumra. A peine les deux prières de l’après-midi célébrées en mode voyageur, réduites donc, commence notre Oumra par son intention nouée et formulée au fond de nous-mêmes. Cette station de démarrage est appelée miiqaat. Ainsi, s’enchaînent les « labbaay Allah houma labbayka… » répétés à rompre par les pèlerins maintenant détachés du monde. Le fidèle est heureux de répondre à l’appel de son Seigneur, mais surtout à témoigner Sa royauté unique et éternelle. Les louanges s’éteignaient et reprenaient au gré de la fatigue des cordes vocales et de la récupération dont elles font l’objet.

Une grande partie du reste du trajet sera mis à profit par un autre maître en sciences religieuses, l’ancien ministre Mouhamadou Bamba Ndiaye. Il revient d’emblée sur la signification du petit pèlerinage qui est une réponse à « l’ordre d’Allah qui dit dans la sourate Al Imraan, verset 97,  « Les gens sont tenus de se rendre à la Sainte mosquée pour adorer leur Seigneur, s’ils en ont la possibilité… ».

A l’aide d’un amplificateur, il se fait entendre dans tout le bus. Relayant aussi que le prophète (Psl), en répondant à l’ange Djibril, cite les piliers de l’Islam et précise, entre autres, « se rendre à la Kaaba et faire la Oumra… », selon la tradition rapportée par Umar Ibnoul Khattaab. « La Oumra est un acte de repentance pour tout musulman majeur, d’où la nécessité de commencer, dès les préparatifs, en commençant d’abord par régler tout différend avec ses voisins. C’est ainsi que lorsque le hajj (pèlerin) dit « labbaykal laahoumma labbayka » un ange lui rétorque s’il n’a pas réglé ses comptes avec les gens « ta réponse est irrecevable, tu ne t’es pas acquitté de tes dettes envers les autres ». En revanche, si tout est réglé, l’ange lui dira : « sois le bienvenu que ton hajj ou ta oumra soient agréés » », explique encore Mouhamadou Bamba Ndiaye.

De notre envoyé spécial
Ibrahima Khaliloullah NDIAYE

DES INTERDITS POUR LE PÈLERIN
Bamba Ndiaye MinUn certain nombre d’interdits est spécifié au pèlerin qui quitte la station de démarrage, selon le ministre. Le pèlerin ne devra plus couper ses cheveux ou ses ongles, non plus prononcer des insanités ou s'adonner à des discussions futiles. Aussi, il ne devra plus tuer une bête ou un insecte ou couper les arbres dans l'enceinte de la sainte mosquée...

L'ihram traduit ce sentiment d'humilité et de renonciation aux mondanités futiles pour ne viser que l'agrément d'Allah sur terre, ce qui est notre raison d'être... », souligne encore M. Ndiaye.

Nous voici donc devant cette majestueuse Kaaba. Les nombreuses lumières alentour se cristallisent autour d’elle pour en rajouter à son éclat. C’est comme si ces lumières réfléchissaient en elle et rétro-projettaient aux alentours. Ses noirs habits sont surmontés d’écritures et d’arabesques en or.  Le fidèle n’est pas déboussolé ici. Tout coin ou pan de la Kaaba peut  servir de qibla ou direction pour la prière. Dans toute l’enceinte sainte, des fidèles sont orientés vers la mythique case. La circumambulation se fera sept fois et un même refrain de prières est entonné par le célèbre prédicateur, Oustaz Alioune Sall, et répété par nous autres. « Seigneur ! Accorde nous belle part ici-bas, et belle part aussi dans l'au-delà; et protège-nous du châtiment », résume-t-il.  Il faut souvent se bousculer et serrer les rangs pour ne pas se perdre puisque l’enceinte se remplissait de fidèles qui, pour certains, viennent effectuer le même rituel qui, pour d’autres, procéder à des prières. Mais toujours garder à l’esprit les recommandations du ministre Mouhamadou Bamba Ndiaye : « En faisant le tawaf, le pèlerin devra éviter de rudoyer ses frères et sœurs musulmans qui accomplissent le même devoir.

Cela signifie qu'une fraternité absolue doit régir ses rapports avec les autres… C'est l'apprentissage achevé du savoir vivre... »

Nous pouvions être près des murs de l’édifice tout comme nous en éloigner dans la circumambulation. Une grande ardeur et une intensité sont perceptibles dans la célébration du culte. Cette circumambulation débutant à partir d’un point de départ précis d’un pan de la Kaaba, matérialisé par la projection d’une lumière verte à l’opposé. A l’arrivée du point, le fidèle, levant la main droite en direction de l’édifice, répète « Au nom d’Allah, Allah est grand » comme pour se signaler. Et pendant son tawaf, le pèlerin peut assister, de près ou de loin, aux bousculades autour du point névralgique de la Kaaba, la pierre que tout le monde veut toucher.

De notre envoyé spécial
Ibrahima Khaliloullah NDIAYE

FRATERNITÉ ENTRE CORELIGIONNAIRES
Pelerin MecqueCet aspect terminé,  nous effectuons deux unités de prières dans le périmètre de ce qui est appelé le « Makan Ibrahima »,  symbolisé par une sorte d’édifice en or. S’ensuit alors le parcours entre Safa et Marwa,  ponctué souvent d’une accélération de la cadence à certains endroits.

Les sept tours entre les monticules Safa et Marwa rappellent, selon Mouhamadou Bamba Ndiaye, les peines endurées par la brave femme d'Abraham  (psl) qui a initié cette marche à la quête d'une goutte d'eau à boire, dans le désert de la Mecque. « L'émergence de la source Zam Zam est la consécration divine des efforts inlassables d'une femme perdue dans le désert... »

Ainsi, chaque acte de la Oumra ou du Hajj symbolise la grandeur d'Allah et consacre le nécessaire dévouement à son adoration... La oumra humanise le pèlerin et l'initie à l'adoration permanente d'Allah, soulignait encore M. Ndiaye.

« Celui à qui on interdit de tuer un insecte ou de couper un arbre n'est guère autorisé à offenser son semblable... Le port d'un seul habit, de la même couleur enseigne au pèlerin cette égalité parfaite entre les hommes, en dépit des catégories sociales disparates et les fonctions et titres... Enfin, l'orientation de tous vers la Kaaba magnifie l'unité des buts et des visions entre les membres de la Oumma islamique », expliquait encore Bamba Ndiaye.

De notre envoyé spécial
Ibrahima Khaliloullah NDIAYE

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