De réels risques sanitaires et environnementaux

04 Oct 2017
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Ces passages improvisés sont le lieu de tapis glissants de champignons verts et des nids de moustiques. « Nos enfants sont tout le temps malades. Ils ont des boutons partout, pour d’autres, c’est la diarrhée, parce qu’ils s’amusent avec le sable. Actuellement, j’ai ma fille qui souffre de paludisme. C’est vraiment difficile à vivre ». Un cri du cœur de mère Diallo qui continue : « Tous ces regards ont été construits par la mairie. Aujourd’hui, elle ne fait que venir constater au lieu d’agir ».

D’ailleurs, on note plusieurs cas de maladies de la peau en ces temps d’hivernage. Ces dernières sont le plus souvent dues au manque de civisme et d’hygiène de certains qui, au moment des pluies, évacuent le contenu de leurs fosses septiques. Les eaux pluviales mélangées à ces déchets deviennent un danger permanent pour les enfants qui y jouent et même pour les adultes. Car ces derniers sont parfois obligés de patauger dans ces eaux pour se frayer un chemin. Le larbish (infiltration sous la peau humaine de la larve d’un petit vers cylindrique long de 2 mm d'un ankylostome animal, du chien le plus souvent), la furonculose, les diarrhées et vomissements sont les maladies les plus fréquentes. « Pas plus tard qu’hier, on a eu le cas d’un enfant de sept ans souffrant de furonculose (récidive et extension de petits boutons en différents endroits du corps). Des boutons sont apparus sur la nuque, le dos et sur la partie basse », affirme Mme Sadji, infirmière d’Etat au Centre médico-social des Douanes, sis à Colobane.

Selon le Major Abdoulaye Diagne du même centre, ce phénomène peut favoriser non seulement le choléra, la gale, mais aussi des affections dermatologiques comme les eczémas. « Je viens de consulter une petite fille qui a une infection à la main et des dermatoses aux genoux. Ces cas sont nombreux durant l’hivernage », dit-il avant d’appeler à plus de civisme de la part de tout un chacun.

De l’avis d’Ababacar Mbaye, spécialiste en environnement, les conséquences environnementales vont de la « détérioration du cadre de vie des populations » à la « cohabitation avec les déchets solides. En somme, cela crée un environnement malsain pour l’homme ». Pour l’heure, les habitants de la « Route 26 » sont exposés à des risques environnementaux, mais surtout sanitaires.

Alioune Badara DIATTA et E. M. FAYE (stagiaires)

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